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N° 198, printemps 2005
[ ACTUALITÉ ] PEINTURE
BASQUIAT, LE DERNIER DES MODERNES
Entretien avec Marc Mayer, directeur général du Musée
dart contemporain de Montréal
Propos recueillis par Bernard Lévy
LEXPOSITION BASQUIAT QUI A LIEU AU MUSÉE
DE BROOKLYN A CETTE PARTICULARITÉ DAVOIR ÉTÉ
ORGANISÉE PAR MARC MAYER. ELLE DONNE UNE IDÉE DE LA
PROFONDEUR DE LENGAGEMENT DU NOUVEAU DIRECTEUR DU MACM POUR
LART CONTEMPORAIN PUISQUE LA PEINTURE DE BASQUIAT CONSTITUE,
COMME IL LAVOUE DANS CET ENTRETIEN ET DANS LE CATALOGUE DE
LEXPOSITION, LE POINT DE DÉPART DE SA PASSION POUR
LART CONTEMPORAIN. CETTE EXPOSITION EST ÉGALEMENT RÉVÉLATRICE
DE LA RIGUEUR DU TRAVAIL DE MARC MAYER, RIGUEUR QUI LE CONDUIT À
PRENDRE UNE POSITION DE CARACTÈRE ESTHÉTIQUE QUIL
ÉTAYE DE SOLIDES ARGUMENTS. CETTE POSITION AUDACIEUSE ET
FERME CONSISTE À VOIR EN JEAN-MICHEL BASQUIAT LE DERNIER
DES ARTISTES DE LA MODERNITÉ TELLE QUELLE EST APPARUE
AU XXe SIÈCLE. ELLE CONSTITUE LA LIGNE DIRECTRICE DE LENTRETIEN
QUIL A ACCORDÉ À VIE DES ARTS.
VDA : Pouvez-vous justifier votre prise de position centrale
soit la perception que vous transmettez de Basquiat, artiste que
vous définissez comme «le dernier des modernes»?
Marc Mayer : Oui, Basquiat représente le dernier
avatar dune sensibilité qui a duré tout un siècle.
Cette sensibilité tire son origine dune réaction
de lhomme contre la machine qui surgit dès le début
du XXe siècle et qui trouvera des échos au fil des
décennies. Elle exprime le souci de laisser une trace et
exalte un art qualifié de primitif et que réinterprètent,
sinon détournent à leur profit, par exemple, les cubistes
vers 1907 sous légide de la modernité et du
modernisme. Nous avons constaté, depuis, que les populations
et leurs artistes que nous avons qualifiés de primitifs constituent
des sociétés et des groupes dont les structures et
les cultures sont au moins aussi complexes que les nôtres.
VDA : Quoi quil en soit, la modernité va être
remise en cause à la fin du XXe siècle.
Marc Mayer : Basquiat émerge dans les années
1980 au moment où les milieux artistiques dénient
lhégémonie du modernisme. Cette dénégation
provient du sentiment que les artistes éprouvent dêtre
coupés du public, en somme de constituer un groupe dont les
codes et les discours ne sont partagés que par des initiés
appartenant à des milieux fermés. Apparaît ainsi
le désir chez certains dentre eux de sadresser
directement aux gens, aux simples amateurs, aux curieux. Doù
la nécessité de rompre avec le discours moderniste.
Basquiat, au contraire, perçoit lart moderne comme
une réforme légitime du langage de lart. Mais
il se demande pourquoi cet idiome est devenu cloîtré.
Il sest tellement purifié que, selon lui, on ne reconnaît
plus rien de ses intentions premières. Il constate quil
ny a plus ni objets ni images. Ils ont été remplacés
par le texte. La littérature a gagné sur lart.
BASQUIAT A COMPRIS QUUN ARTISTE CEST
QUELQUUN QUI PARLE
À UN PUBLIC EN DESSINANT AVEC SA MAIN.
LA MODERNITÉ DÉTOURNÉE
VDA : Cest le discours sur lart, la rhétorique
sur loeuvre qui impose loeuvre.
Marc Mayer : Basquiat se demande donc ce qui sest
passé. Il sinterroge : «À quel moment
les choses se sont-elles gâtées ? À quand remonte
la tache originelle ?» Cest peut-être, songe-t-il,
au moment où lon a intégré dans les tableaux
(période du cubisme synthétique) des choses de la
vie courante : pages de journaux, annonces publicitaires, étiquettes
Les collages qui en résultent mèneront au pop art
des années 1960. La réponse de Basquiat cest
quelque chose comme «Si je faisais des collages, moi, je ne
procéderais pas comme Picasso et Braque ; je ferais des collages
de mes propres dessins. Le monde extérieur, je veux quil
soit filtré par moi, par ma main exclusivement. Cest
moi, lartiste, qui ai droit de parole et pas le monde. »
En laissant leurs productions se laisser envahir par le bruit et
par les artefacts du monde, Picasso et ses successeurs ont contribué
à détourner la modernité de sa raison dêtre.
Basquiat, lui, ne laisse personne parler à sa place.
VDA : Basquiat est un artiste qui commence dans la rue.
Il passera de la rue à la galerie dart. Prend-il progressivement
conscience quil est un artiste ?
Marc Mayer : Basquiat provient dune famille bourgeoise
émigrante noire assez à laise. Son père
exerçait la profession de comptable dans une grande société
américaine. Il était propriétaire de sa maison.
Le jeune Jean-Michel a grandi dans un bon quartier de Brooklyn.
Il est inscrit dans une école privée que fréquentent
les enfants des familles nanties. Adolescent, en tant que rebelle
bourgeois classique, il a choisi de vivre dans la rue. Au cours
de la vie de bohème quil mène alors, il adopte
le rôle de hobo, mot qui désigne celui qui vit un peu
comme un mendiant, mais qui est un poète. Dailleurs,
à cette époque (1976-1977), il se définit comme
poète. Bien entendu, il dessine et peint. Dans la rue, il
vend des T-shirts sur lesquels il reproduit ses dessins et ses collages.
Dessiner pour lui est une activité permanente, incessante.
Elle remonte à son enfance. Mais à 17 ans, il est
poète et il assume ce rôle un peu comme une mission,
un peu comme quelquun qui se voue à un culte ; dailleurs,
il endosse le rôle de chef de culte. À lire ses textes,
on voit quil fait preuve dune maturité étonnante.
Le périodique Village Voice lui consacre un article. Les
lecteurs saperçoivent alors que lauteur de textes
dont les propos politiques sont très forts et que lon
prend pour une espèce de fou est certes un homme cultivé,
mais un gamin de 19 ans. Ses dessins et ses graffitis attirent lattention
des organisateurs dune exposition qui réunit de jeunes
artistes de New York. Il obtient les meilleures critiques. Cet encouragement
le conduit à se déclarer peintre. « Je veux
être un grand plasticien », sécrie-t-il.
Or il a déjà lenvergure dun grand maître.
Dans la galerie où il expose, il vend toutes ses productions,
car les amateurs raffolent de ce quil fait. Il assume, à
ce moment-là, le rôle dun grand peintre expressionniste.
Après cette période, en 1983, il entre dans la peau
dun autre personnage : celui dun fou. Il réalise
des tableaux comme sils étaient faits par un fou qui
connaît tout, mais qui narrive pas à communiquer
ce dont il brûle denvie de nous parler. Le milieu de
lart saperçoit alors que lon nest
pas devant un phénomène de mode, mais devant loeuvre
dun grand artiste original, unique, brillant. Il a 22 ans.
Il assume alors le triple rôle de poète, de fou et
de peintre.
DESSIN, COULEUR ET POLITIQUE
VDA : Quand on observe ses oeuvres, on est frappé
par la fonction dominante du dessin.
Marc Mayer : Basquiat a compris quun artiste cest
quelquun qui exprime une prise de position, cest quelquun
qui parle à un public en dessinant avec sa main. Tout ce
quil a à dire passe par sa main. Cette attitude est
fondamentale. Mais attention ! Pour lui, il ne sagit pas de
dessiner mieux que les autres ni de suivre le précepte dIngres
qui dit quil faut savoir dessiner avant de faire de la peinture.
Non. Pour Basquiat, la peinture cest le dessin, le geste primordial
de lartiste. Nentre pas en jeu ici la notion de qualité
; nous avons affaire à une question ontologique. Écrire
cest laisser une trace, dessiner aussi. Basquiat fusionne
poésie, texte et dessin.
VDA : Dans ces conditions, quelle place occupe alors la
couleur ?
Marc Mayer : Basquiat associe avec succès dans le
même tableau des couleurs enfantines et gaies, des couleurs
antillaises et joyeuses avec des couleurs très dures. Les
innombrables transpositions qui habitent ses tableaux donnent limpression
quil a découvert le sens de labstraction en jouant
avec la couleur. Basquiat est un artiste qui a si bien compris lhistoire
de labstraction et ce que labstraction signifiait, quil
a pu sen servir comme une sorte doutil conceptuel qui
permet à ses compositions de parler. Aujourdhui, dautres
artistes ont emprunté à Basquiat lidée
de faire de labstraction avec des choses qui sont lisibles,
des images que lon peut lire. En somme, de faire de labstraction
avec des moyens propres à la figuration.
VDA : Peut-on considérer Basquiat comme un artiste
politiquement engagé ?
Marc Mayer : Basquiat admet que lhistoire de lart,
cest sa passion, mais, du même souffle, il remarque
quil ny a pas beaucoup de Noirs dans cette histoire.
Il se donne donc comme mission de peupler lhistoire de lart
avec des Noirs. Il réalise des tableaux comme des images
religieuses, comme des ex-voto. Il sagit dune action
politique. Ainsi, par exemple, de célèbres figures
de la boxe comme Joe Louis, Sugar Ray Robinson, Mohammed Ali deviennent,
grâce à lui, des figures de lhistoire de lart.
Il en va de même pour des musiciens de jazz et pour bien dautres
personnalités qui sont des héros afro-américains.
LA LOGIQUE DU JAZZ
VDA : Mais ses tableaux ne sont pas des illustrations. Vous
avancez le terme dincantation
Marc Mayer : Lart de Basquiat est subtil. Comment
sy prend-il pour faire un tableau sur lesclavage ? La
toile The Undiscovered Genius of the Mississipi Delta constitue
un bon exemple. Bien sûr, dans ce tableau, il y a des suites
déléments et de mots qui relèvent de
clichés (Mark Twain, Cotton, Deep South, Negroes) et des
images stéréotypées. Mais il y a les plages
de couleur qui recouvrent ce que forcément le tableau ne
montre pas. Si bien quau-delà dune vision simplement
historique de lexpérience tragique des Africains en
Amérique, lartiste véhicule un message qui pourrait
se traduire par : « Quel gaspillage du génie humain
davoir dit à ces gens-là vous allez cueillir
du coton et cest tout. Ça nous a empêchés
pendant deux siècles de participer à lédification
de la société américaine dune façon
utile, originale et productive !» Ce ton et ce second degré
donnés à ses oeuvres, je les assimile à des
incantations.
VDA : Les juxtapositions déléments hétéroclites
supposent un décryptage. Que peut-on en tirer ?
Marc Mayer : Leur lecture suppose une certaine disponibilité
desprit. Prenons lexemple du tableau Charles the First
où Basquiat fait un « portrait » de Charlie Parker.
Le tableau est entièrement abstrait et est animé dune
suite deffets dont la succession rappelle beaucoup la logique
du jazz. Les musiciens de jazz sont des gens qui se répondent.
Basquiat, dans son tableau, ne répond pas à des musiciens,
mais à un artiste qui la fait rêver, en loccurrence
Charlie Parker.
VDA : Dans votre essai Basquiat in History publié
dans le catalogue qui accompagne lexposition Basquiat, vous
tracez un parallèle entre Rimbaud/Verlaine et Basquiat/Warhol.
Nest-ce pas un peu risqué ?
Marc Mayer: Bien sûr que cest risqué. Par exemple,
contrairement à celle de Rimbaud / Verlaine, la relation
Basquiat / Warhol nétait pas dordre sexuel. Simplement,
je puis dire que Warhol et Basquiat avaient une grande sympathie
lun pour lautre. Ils avaient en commun davoir
été tous les deux très célèbres
dès leur jeunesse : Warhol comme illustrateur puis comme
pape du pop art. Il voyait en Basquiat quelquun qui foisonnait
de créations et didées. Je dirais que si Warhol
participe à une séquence précise de lhistoire
de lart, Basquiat, lui, arrête quelque chose et repart
à zéro pour reprendre lhistoire différemment.
LA FIN DE QUELQUE CHOSE
VDA : Que représente pour vous cette exposition Basquiat
?
Marc Mayer : Elle marque une fin et un commencement. La
fin dune tranche de ma vie, ma période new-yorkaise.
Elle a été amorcée par un certain 11 septembre
2001 qui coïncidait avec mes débuts au Musée
de Brooklyn. Musée dont on inaugure officiellement un nouveau
pavillon avec lexposition Basquiat qui constitue, en même
temps, loccasion de célébrer le génie
créateur de Brooklyn. Mais je dois dire surtout que le premier
tableau dart contemporain qui mait touché personnellement
est un tableau de Basquiat. Il sagit de Notary, une suite
de panneaux de plus de quatre mètres de long. Ainsi, cest
une belle boucle que de pouvoir en parler vingt ans plus tard et
de reconnaître que ma vie a été complètement
vouée à lart contemporain grâce à
ce tableau, grâce à cet artiste. Cette exposition est
également pour moi un commencement puisquelle marque
la transition avec mes fonctions de directeur du Musée dart
contemporain de Montréal.
VDA : Basquiat, le dernier des modernes, soit. Mais alors
comment se dessine le XXIe siècle ? Marc Mayer: Ce siècle
se profile dune façon plus rusée que le précédent.
Le XXIe siècle est orienté vers le futur. Lépoque
de Basquiat, au contraire, est une époque rétrospective.
Nous entrons dans un mode dappréhension du monde qui
est dordre prospectif. On a peur de parler du passé
; on veut intégrer les nouvelles technologies ; on ne veut
pas repousser les vieilles technologies non plus. On dessine, on
peint, on fait des sculptures, des tableaux, des installations en
réponse aux machines et non en réponse à lHistoire.
Nous traversons une époque qui doit digérer des machines
de plus en plus envahissantes. On nen a pas peur. Les artistes
travaillent avec des ordinateurs, ils en parlent, ils en tirent
parti. Basquiat est le dernier artiste dune époque
; il nannonce pas lavenir. Il annonce la fin de quelque
chose.
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JEAN-MICHEL BASQUIAT (1960-1988)
REPÈRES BIOGRAPHIQUES
NAISSANCE 22 DÉCEMBRE 1960 À BROOKLYN (NEW YORK)
1976 SE MÊLE AUX GRAFFITISTES DE NEW YORK
1977 CRÉATION DU PERSONNAGE DESAMO QUI LE FAIT
CONNAÎTRE 1980 PARTICIPATION À LEXPOSITION
DE GROUPE TIME SQUARE SHOW À NEW YORK
1981 PARTICIPATION À LEXPOSITION NEW YORK
/NEW WAVEÀ LA PS1 GALLERY : DÉBUT DE LA NOTORIÉTÉ.
ARTICLE DANS ARTFORUM. RENCONTRE DE ANDY WARHOL.
1982 PREMIÈRE EXPOSITION PERSONNELLE À
LA ANNINA NOSEI GALLERY (NEW YORK)
1983 PARTICIPE À LA BIENNALE DU WHITNEY MUSEUM
(NEW YORK)
1984 PARTICIPE À LEXPOSITION COLLECTIVE
DU MUSÉE DART MODERNE DE NEW YORK PUIS À
DES EXPOSITIONS À ÉDIMBOURG, LONDRES, ROTTERDAM,
PARIS
1985 EXPOSITIONS AU JAPON ET EN SUISSE
1986 EXPOSITION À ABIDJAN (CÔTE DIVOIRE)
1987 EXPOSITION À LA GALERIE DANIEL TEMPLON
À PARIS. MORT DANDY WARHOL.
1988 EXPOSITION À LA GALERIE YVON LAMBERT (PARIS).
MORT LE 12 AOÛT À NEW YORK À LÂGE
DE 27 ANS.
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EXPOSITION
BASQUIAT
RÉTROSPECTIVE
Soixante-dix peintures et cinquante oeuvres sur papier
Brooklyn Museum
200 Eastern Parkway
Brooklyn, New York www.brooklynmuseum.org
Du 11 mars au 5 juin 2005
Commissaires : Marc Mayer, ancien
directeur adjoint du Musée de Brooklyn ; Fred Hoffman,
conservateur, Musée dart contemporain de Los
Angeles ; Kellie Jones, professeur dhistoire de lart
et détudes afroaméricaines, Université
Yale ; Franklin Sirmans, journaliste indépendant et
conservateur basé à New York.
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CATALOGUE
BASQUIAT, MARC MAYER (DIR.), BROOKLYN, BROOKLYN MUSEUM/MERRELL
PUBLISHERS, 2005, 224 PAGES, 152 ILLUSTRATIONS,
27 X 29,5 CM.
UN IMPORTANT CATALOGUE INTITULÉ SIMPLEMENT BASQUIAT
ACCOMPAGNE LEXPOSITION DU MUSÉE DE BROOKLYN.
IL COMPREND QUATRE ESSAIS SUR LARTISTE SIGNÉS
PAR LE CO-COMMISSAIRE. MARC MAYER, LORGANISATEUR PRINCIPAL
DE LEXPOSITION, DANS SON ÉTUDE BASQUIAT IN HISTORY
SITUE BASQUIAT AU SEIN DE LA MODERNITÉ QUI A MARQUÉ
LES PRINCIPAUX COURANTS ESTHÉTIQUES DU XXe SIÈCLE;
IL EN CONCLUT QUE BASQUIAT CLÔT LA MODERNITÉ.
FRANKLIN SIRMANS, CRITIQUE INDÉPENDANT, DANS SON ANALYSE
INTITULÉE IN THE CIPHER, BASQUIAT AND HIP-HOP CULTURE,
EXAMINE LES LIENS QUE LARTISTE A ENTRETENUS AVEC LA
MUSIQUE POPULAIRE HIP-HOP ET RAP ET EN OBSERVE LINFLUENCE
SUR SA PEINTURE.
FRED HOFFMAN, CONSERVATEUR AU MUSÉE DART CONTEMPORAIN
DE LOS ANGELES, LIVRE AVEC SON ARTICLE THE DEFINING YEARS,
NOTES ON FIVE KEY WORKS, UNE SÉRIE DANALYSES
DE CINQ TABLEAUX DÉTERMINANTS DANS LA CARRIÈRE
DE BASQUIAT. ENFIN, KELLIE JONES, PROFESSEUR DHISTOIRE
DE LART ET DÉTUDES AFRO-AMÉRICAINES
À LUNIVERSITÉ YALE SIGNE UN ESSAI EN FORME
DE TÉMOIGNAGE, LOST IN TRANSLATION, JEANMICHEL IN THE
(RE)MIX, QUI ÉCLAIRE LES LIENS ENTRE LA VIE PERSONNELLE
ET LES RÉALISATIONS VOIRE LES AMBITIONS DE BASQUIAT
: PASSIONNANT. UNE TRADUCTION EN FRANÇAIS EST EN COURS.
ELLE SERA PUBLIÉE PAR LES ÉDITIONS FLAMMARION.
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N° 198, printemps 2005
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