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The Undiscovered Genius of the
Mississipi Delta, 1983 (Détail)
Acrylique, bâton d’huile et papiers
collés sur toile
122 x 467cm
 
 
 
Charles the First, 1982
Acrylique et huile sur trois panneaux de toile
198 x 158 cm
 
 
   
 
Notary, 1983 (Détail)
Acrylique, bâton d’huile et papiers collés sur toile
180 x 401cm
 
 
   
 
St. Joe Louis, Surrounded
by Snakes, 1982
Acrylique, bâton d’huile
et papiers collés sur toile
101,5 x 101,5 cm
 
 
   
 
Catalogue Basquiat,
Marc Mayer (Dir.), Brooklyn,
Brooklyn Museum/Merrell Publishers, 2005,
224 pages, 152 illustrations, 27 X 29,5 cm.
 
 
     

N° 198, printemps 2005

[ ACTUALITÉ ] PEINTURE

BASQUIAT, LE DERNIER DES MODERNES
Entretien avec Marc Mayer, directeur général du Musée d’art contemporain de Montréal
Propos recueillis par Bernard Lévy

L’EXPOSITION BASQUIAT QUI A LIEU AU MUSÉE DE BROOKLYN A CETTE PARTICULARITÉ D’AVOIR ÉTÉ ORGANISÉE PAR MARC MAYER. ELLE DONNE UNE IDÉE DE LA PROFONDEUR DE L’ENGAGEMENT DU NOUVEAU DIRECTEUR DU MACM POUR L’ART CONTEMPORAIN PUISQUE LA PEINTURE DE BASQUIAT CONSTITUE, COMME IL L’AVOUE DANS CET ENTRETIEN ET DANS LE CATALOGUE DE L’EXPOSITION, LE POINT DE DÉPART DE SA PASSION POUR L’ART CONTEMPORAIN. CETTE EXPOSITION EST ÉGALEMENT RÉVÉLATRICE DE LA RIGUEUR DU TRAVAIL DE MARC MAYER, RIGUEUR QUI LE CONDUIT À PRENDRE UNE POSITION DE CARACTÈRE ESTHÉTIQUE QU’IL ÉTAYE DE SOLIDES ARGUMENTS. CETTE POSITION AUDACIEUSE ET FERME CONSISTE À VOIR EN JEAN-MICHEL BASQUIAT LE DERNIER DES ARTISTES DE LA MODERNITÉ TELLE QU’ELLE EST APPARUE AU XXe SIÈCLE. ELLE CONSTITUE LA LIGNE DIRECTRICE DE L’ENTRETIEN QU’IL A ACCORDÉ À VIE DES ARTS.

VDA : Pouvez-vous justifier votre prise de position centrale soit la perception que vous transmettez de Basquiat, artiste que vous définissez comme «le dernier des modernes»?

Marc Mayer : Oui, Basquiat représente le dernier avatar d’une sensibilité qui a duré tout un siècle. Cette sensibilité tire son origine d’une réaction de l’homme contre la machine qui surgit dès le début du XXe siècle et qui trouvera des échos au fil des décennies. Elle exprime le souci de laisser une trace et exalte un art qualifié de primitif et que réinterprètent, sinon détournent à leur profit, par exemple, les cubistes vers 1907 sous l’égide de la modernité et du modernisme. Nous avons constaté, depuis, que les populations et leurs artistes que nous avons qualifiés de primitifs constituent des sociétés et des groupes dont les structures et les cultures sont au moins aussi complexes que les nôtres.

VDA : Quoi qu’il en soit, la modernité va être remise en cause à la fin du XXe siècle.

Marc Mayer : Basquiat émerge dans les années 1980 au moment où les milieux artistiques dénient l’hégémonie du modernisme. Cette dénégation provient du sentiment que les artistes éprouvent d’être coupés du public, en somme de constituer un groupe dont les codes et les discours ne sont partagés que par des initiés appartenant à des milieux fermés. Apparaît ainsi le désir chez certains d’entre eux de s’adresser directement aux gens, aux simples amateurs, aux curieux. D’où la nécessité de rompre avec le discours moderniste. Basquiat, au contraire, perçoit l’art moderne comme une réforme légitime du langage de l’art. Mais il se demande pourquoi cet idiome est devenu cloîtré. Il s’est tellement purifié que, selon lui, on ne reconnaît plus rien de ses intentions premières. Il constate qu’il n’y a plus ni objets ni images. Ils ont été remplacés par le texte. La littérature a gagné sur l’art.

BASQUIAT A COMPRIS QU’UN ARTISTE C’EST QUELQU’UN QUI PARLE
À UN PUBLIC EN DESSINANT AVEC SA MAIN.

LA MODERNITÉ DÉTOURNÉE
VDA : C’est le discours sur l’art, la rhétorique
sur l’oeuvre qui impose l’oeuvre.

Marc Mayer : Basquiat se demande donc ce qui s’est passé. Il s’interroge : «À quel moment les choses se sont-elles gâtées ? À quand remonte la tache originelle ?» C’est peut-être, songe-t-il, au moment où l’on a intégré dans les tableaux (période du cubisme synthétique) des choses de la vie courante : pages de journaux, annonces publicitaires, étiquettes… Les collages qui en résultent mèneront au pop art des années 1960. La réponse de Basquiat c’est quelque chose comme «Si je faisais des collages, moi, je ne procéderais pas comme Picasso et Braque ; je ferais des collages de mes propres dessins. Le monde extérieur, je veux qu’il soit filtré par moi, par ma main exclusivement. C’est moi, l’artiste, qui ai droit de parole et pas le monde. » En laissant leurs productions se laisser envahir par le bruit et par les artefacts du monde, Picasso et ses successeurs ont contribué à détourner la modernité de sa raison d’être. Basquiat, lui, ne laisse personne parler à sa place.

VDA : Basquiat est un artiste qui commence dans la rue. Il passera de la rue à la galerie d’art. Prend-il progressivement conscience qu’il est un artiste ?

Marc Mayer : Basquiat provient d’une famille bourgeoise émigrante noire assez à l’aise. Son père exerçait la profession de comptable dans une grande société américaine. Il était propriétaire de sa maison. Le jeune Jean-Michel a grandi dans un bon quartier de Brooklyn. Il est inscrit dans une école privée que fréquentent les enfants des familles nanties. Adolescent, en tant que rebelle bourgeois classique, il a choisi de vivre dans la rue. Au cours de la vie de bohème qu’il mène alors, il adopte le rôle de hobo, mot qui désigne celui qui vit un peu comme un mendiant, mais qui est un poète. D’ailleurs, à cette époque (1976-1977), il se définit comme poète. Bien entendu, il dessine et peint. Dans la rue, il vend des T-shirts sur lesquels il reproduit ses dessins et ses collages. Dessiner pour lui est une activité permanente, incessante. Elle remonte à son enfance. Mais à 17 ans, il est poète et il assume ce rôle un peu comme une mission, un peu comme quelqu’un qui se voue à un culte ; d’ailleurs, il endosse le rôle de chef de culte. À lire ses textes, on voit qu’il fait preuve d’une maturité étonnante. Le périodique Village Voice lui consacre un article. Les lecteurs s’aperçoivent alors que l’auteur de textes dont les propos politiques sont très forts et que l’on prend pour une espèce de fou est certes un homme cultivé, mais un gamin de 19 ans. Ses dessins et ses graffitis attirent l’attention des organisateurs d’une exposition qui réunit de jeunes artistes de New York. Il obtient les meilleures critiques. Cet encouragement le conduit à se déclarer peintre. « Je veux être un grand plasticien », s’écrie-t-il. Or il a déjà l’envergure d’un grand maître. Dans la galerie où il expose, il vend toutes ses productions, car les amateurs raffolent de ce qu’il fait. Il assume, à ce moment-là, le rôle d’un grand peintre expressionniste. Après cette période, en 1983, il entre dans la peau d’un autre personnage : celui d’un fou. Il réalise des tableaux comme s’ils étaient faits par un fou qui connaît tout, mais qui n’arrive pas à communiquer ce dont il brûle d’envie de nous parler. Le milieu de l’art s’aperçoit alors que l’on n’est pas devant un phénomène de mode, mais devant l’oeuvre d’un grand artiste original, unique, brillant. Il a 22 ans. Il assume alors le triple rôle de poète, de fou et de peintre.

DESSIN, COULEUR ET POLITIQUE
VDA : Quand on observe ses oeuvres, on est frappé par la fonction dominante du dessin.

Marc Mayer : Basquiat a compris qu’un artiste c’est quelqu’un qui exprime une prise de position, c’est quelqu’un qui parle à un public en dessinant avec sa main. Tout ce qu’il a à dire passe par sa main. Cette attitude est fondamentale. Mais attention ! Pour lui, il ne s’agit pas de dessiner mieux que les autres ni de suivre le précepte d’Ingres qui dit qu’il faut savoir dessiner avant de faire de la peinture. Non. Pour Basquiat, la peinture c’est le dessin, le geste primordial de l’artiste. N’entre pas en jeu ici la notion de qualité ; nous avons affaire à une question ontologique. Écrire c’est laisser une trace, dessiner aussi. Basquiat fusionne poésie, texte et dessin.

VDA : Dans ces conditions, quelle place occupe alors la couleur ?

Marc Mayer : Basquiat associe avec succès dans le même tableau des couleurs enfantines et gaies, des couleurs antillaises et joyeuses avec des couleurs très dures. Les innombrables transpositions qui habitent ses tableaux donnent l’impression qu’il a découvert le sens de l’abstraction en jouant avec la couleur. Basquiat est un artiste qui a si bien compris l’histoire de l’abstraction et ce que l’abstraction signifiait, qu’il a pu s’en servir comme une sorte d’outil conceptuel qui permet à ses compositions de parler. Aujourd’hui, d’autres artistes ont emprunté à Basquiat l’idée de faire de l’abstraction avec des choses qui sont lisibles, des images que l’on peut lire. En somme, de faire de l’abstraction avec des moyens propres à la figuration.

VDA : Peut-on considérer Basquiat comme un artiste politiquement engagé ?

Marc Mayer : Basquiat admet que l’histoire de l’art, c’est sa passion, mais, du même souffle, il remarque qu’il n’y a pas beaucoup de Noirs dans cette histoire. Il se donne donc comme mission de peupler l’histoire de l’art avec des Noirs. Il réalise des tableaux comme des images religieuses, comme des ex-voto. Il s’agit d’une action politique. Ainsi, par exemple, de célèbres figures de la boxe comme Joe Louis, Sugar Ray Robinson, Mohammed Ali deviennent, grâce à lui, des figures de l’histoire de l’art. Il en va de même pour des musiciens de jazz et pour bien d’autres personnalités qui sont des héros afro-américains.

LA LOGIQUE DU JAZZ
VDA : Mais ses tableaux ne sont pas des illustrations. Vous avancez le terme d’incantation…

Marc Mayer : L’art de Basquiat est subtil. Comment s’y prend-il pour faire un tableau sur l’esclavage ? La toile The Undiscovered Genius of the Mississipi Delta constitue un bon exemple. Bien sûr, dans ce tableau, il y a des suites d’éléments et de mots qui relèvent de clichés (Mark Twain, Cotton, Deep South, Negroes) et des images stéréotypées. Mais il y a les plages de couleur qui recouvrent ce que forcément le tableau ne montre pas. Si bien qu’au-delà d’une vision simplement historique de l’expérience tragique des Africains en Amérique, l’artiste véhicule un message qui pourrait se traduire par : « Quel gaspillage du génie humain d’avoir dit à ces gens-là vous allez cueillir du coton et c’est tout. Ça nous a empêchés pendant deux siècles de participer à l’édification de la société américaine d’une façon utile, originale et productive !» Ce ton et ce second degré donnés à ses oeuvres, je les assimile à des incantations.

VDA : Les juxtapositions d’éléments hétéroclites supposent un décryptage. Que peut-on en tirer ?

Marc Mayer : Leur lecture suppose une certaine disponibilité d’esprit. Prenons l’exemple du tableau Charles the First où Basquiat fait un « portrait » de Charlie Parker. Le tableau est entièrement abstrait et est animé d’une suite d’effets dont la succession rappelle beaucoup la logique du jazz. Les musiciens de jazz sont des gens qui se répondent. Basquiat, dans son tableau, ne répond pas à des musiciens, mais à un artiste qui l’a fait rêver, en l’occurrence Charlie Parker.

VDA : Dans votre essai Basquiat in History publié dans le catalogue qui accompagne l’exposition Basquiat, vous tracez un parallèle entre Rimbaud/Verlaine et Basquiat/Warhol. N’est-ce pas un peu risqué ?

Marc Mayer: Bien sûr que c’est risqué. Par exemple, contrairement à celle de Rimbaud / Verlaine, la relation Basquiat / Warhol n’était pas d’ordre sexuel. Simplement, je puis dire que Warhol et Basquiat avaient une grande sympathie l’un pour l’autre. Ils avaient en commun d’avoir été tous les deux très célèbres dès leur jeunesse : Warhol comme illustrateur puis comme pape du pop art. Il voyait en Basquiat quelqu’un qui foisonnait de créations et d’idées. Je dirais que si Warhol participe à une séquence précise de l’histoire de l’art, Basquiat, lui, arrête quelque chose et repart à zéro pour reprendre l’histoire différemment.

LA FIN DE QUELQUE CHOSE
VDA : Que représente pour vous cette exposition Basquiat ?

Marc Mayer : Elle marque une fin et un commencement. La fin d’une tranche de ma vie, ma période new-yorkaise. Elle a été amorcée par un certain 11 septembre 2001 qui coïncidait avec mes débuts au Musée de Brooklyn. Musée dont on inaugure officiellement un nouveau pavillon avec l’exposition Basquiat qui constitue, en même temps, l’occasion de célébrer le génie créateur de Brooklyn. Mais je dois dire surtout que le premier tableau d’art contemporain qui m’ait touché personnellement est un tableau de Basquiat. Il s’agit de Notary, une suite de panneaux de plus de quatre mètres de long. Ainsi, c’est une belle boucle que de pouvoir en parler vingt ans plus tard et de reconnaître que ma vie a été complètement vouée à l’art contemporain grâce à ce tableau, grâce à cet artiste. Cette exposition est également pour moi un commencement puisqu’elle marque la transition avec mes fonctions de directeur du Musée d’art contemporain de Montréal.

VDA : Basquiat, le dernier des modernes, soit. Mais alors comment se dessine le XXIe siècle ? Marc Mayer: Ce siècle se profile d’une façon plus rusée que le précédent. Le XXIe siècle est orienté vers le futur. L’époque de Basquiat, au contraire, est une époque rétrospective. Nous entrons dans un mode d’appréhension du monde qui est d’ordre prospectif. On a peur de parler du passé ; on veut intégrer les nouvelles technologies ; on ne veut pas repousser les vieilles technologies non plus. On dessine, on peint, on fait des sculptures, des tableaux, des installations en réponse aux machines et non en réponse à l’Histoire. Nous traversons une époque qui doit digérer des machines de plus en plus envahissantes. On n’en a pas peur. Les artistes travaillent avec des ordinateurs, ils en parlent, ils en tirent parti. Basquiat est le dernier artiste d’une époque ; il n’annonce pas l’avenir. Il annonce la fin de quelque chose.

JEAN-MICHEL BASQUIAT (1960-1988)
REPÈRES BIOGRAPHIQUES
NAISSANCE 22 DÉCEMBRE 1960 À BROOKLYN (NEW YORK)
1976 SE MÊLE AUX GRAFFITISTES DE NEW YORK
1977 CRÉATION DU PERSONNAGE DESAMO QUI LE FAIT CONNAÎTRE 1980 PARTICIPATION À L’EXPOSITION DE GROUPE TIME SQUARE SHOW À NEW YORK
1981 PARTICIPATION À L’EXPOSITION NEW YORK /NEW WAVEÀ LA PS1 GALLERY : DÉBUT DE LA NOTORIÉTÉ. ARTICLE DANS ARTFORUM. RENCONTRE DE ANDY WARHOL.
1982 PREMIÈRE EXPOSITION PERSONNELLE À LA ANNINA NOSEI GALLERY (NEW YORK)
1983 PARTICIPE À LA BIENNALE DU WHITNEY MUSEUM (NEW YORK)
1984 PARTICIPE À L’EXPOSITION COLLECTIVE DU MUSÉE D’ART MODERNE DE NEW YORK PUIS À DES EXPOSITIONS À ÉDIMBOURG, LONDRES, ROTTERDAM, PARIS
1985 EXPOSITIONS AU JAPON ET EN SUISSE
1986 EXPOSITION À ABIDJAN (CÔTE D’IVOIRE)
1987 EXPOSITION À LA GALERIE DANIEL TEMPLON À PARIS. MORT D’ANDY WARHOL.
1988 EXPOSITION À LA GALERIE YVON LAMBERT (PARIS). MORT LE 12 AOÛT À NEW YORK À L’ÂGE DE 27 ANS.

EXPOSITION
BASQUIAT
RÉTROSPECTIVE
Soixante-dix peintures et cinquante oeuvres sur papier

Brooklyn Museum
200 Eastern Parkway
Brooklyn, New York www.brooklynmuseum.org

Du 11 mars au 5 juin 2005

Commissaires : Marc Mayer, ancien directeur adjoint du Musée de Brooklyn ; Fred Hoffman, conservateur, Musée d’art contemporain de Los Angeles ; Kellie Jones, professeur d’histoire de l’art et d’études afroaméricaines, Université Yale ; Franklin Sirmans, journaliste indépendant et conservateur basé à New York.

CATALOGUE
BASQUIAT, MARC MAYER (DIR.), BROOKLYN, BROOKLYN MUSEUM/MERRELL PUBLISHERS, 2005, 224 PAGES, 152 ILLUSTRATIONS,
27 X 29,5 CM.

UN IMPORTANT CATALOGUE INTITULÉ SIMPLEMENT BASQUIAT ACCOMPAGNE L’EXPOSITION DU MUSÉE DE BROOKLYN. IL COMPREND QUATRE ESSAIS SUR L’ARTISTE SIGNÉS PAR LE CO-COMMISSAIRE. MARC MAYER, L’ORGANISATEUR PRINCIPAL DE L’EXPOSITION, DANS SON ÉTUDE BASQUIAT IN HISTORY SITUE BASQUIAT AU SEIN DE LA MODERNITÉ QUI A MARQUÉ LES PRINCIPAUX COURANTS ESTHÉTIQUES DU XXe SIÈCLE; IL EN CONCLUT QUE BASQUIAT CLÔT LA MODERNITÉ. FRANKLIN SIRMANS, CRITIQUE INDÉPENDANT, DANS SON ANALYSE INTITULÉE IN THE CIPHER, BASQUIAT AND HIP-HOP CULTURE, EXAMINE LES LIENS QUE L’ARTISTE A ENTRETENUS AVEC LA MUSIQUE POPULAIRE HIP-HOP ET RAP ET EN OBSERVE L’INFLUENCE SUR SA PEINTURE.

FRED HOFFMAN, CONSERVATEUR AU MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE LOS ANGELES, LIVRE AVEC SON ARTICLE THE DEFINING YEARS, NOTES ON FIVE KEY WORKS, UNE SÉRIE D’ANALYSES DE CINQ TABLEAUX DÉTERMINANTS DANS LA CARRIÈRE DE BASQUIAT. ENFIN, KELLIE JONES, PROFESSEUR D’HISTOIRE DE L’ART ET D’ÉTUDES AFRO-AMÉRICAINES À L’UNIVERSITÉ YALE SIGNE UN ESSAI EN FORME DE TÉMOIGNAGE, LOST IN TRANSLATION, JEANMICHEL IN THE (RE)MIX, QUI ÉCLAIRE LES LIENS ENTRE LA VIE PERSONNELLE ET LES RÉALISATIONS VOIRE LES AMBITIONS DE BASQUIAT : PASSIONNANT. UNE TRADUCTION EN FRANÇAIS EST EN COURS. ELLE SERA PUBLIÉE PAR LES ÉDITIONS FLAMMARION.

N° 198, printemps 2005

© 2005 Vie des Arts