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N° 200, automne 2005
[ ART ACTUALITÉ ]
PROVENCE
OMBRES ET LUMIÈRES
Paquerette Villeneuve
Bernard Lévy
FRUIT DUNE ÉTROITE COLLABORATION ENTRE
LES MUSÉES DE MARSEILLE ET LE MUSÉE DES BEAUX-ARTS
DE MONTRÉAL, LEXPOSITION SOUS LE SOLEIL, EXACTEMENT,
PRÉSENTÉE AU COURS DE LÉTÉ 2005
AVEC GRAND SUCCÈS AU CENTRE DE LA VIEILLE CHARITÉ
DE MARSEILLE, VA OCCUPER LES CIMAISES DU MUSÉE DES BEAUX-ARTS
DE MONTRÉAL JUSQUAU 8 JANVIER 2006. UNE GRANDE PARTIE
DES TABLEAUX PROVIENT DE COLLECTIONS ET DE MUSÉES FRANÇAIS,
AUXQUELS SAJOUTENT QUELQUES MUSÉES EUROPÉENS
ET NORD-AMÉRICAINS.
SOUS LE SOLEIL, EXACTEMENT RÉUNIT UN ÉCHANTILLONNAGE
DE TABLEAUX PEINTS PAR DES ARTISTES INTIMEMENT LIÉS À
LA PROVENCE ET PAR DES ARTISTES VENUS DAILLEURS QUI ONT PORTÉ
LEUR REGARD SUR LA LUMIÈRE PARTICULIÈRE DU MIDI ET
NOTAMMENT CELLE DE LA PROVENCE. AINSI DE MONET ET VAN GOGH, POUR
NE CITER QUE DEUX DES PLUS CÉLÈBRES.
COMME LINDIQUE SON SOUS-TITRE, LE PAYSAGE EN
PROVENCE, DU CLASSICISME À LA MODERNITÉ (1750-1920),
LEXPOSITION REGROUPE UN ENSEMBLE DOEUVRES (200 DONT
154 TABLEAUX) QUI SINSCRIVENT DANS DES ESTHÉTIQUES
DIFFÉRENTES. LA PLUS ANCIENNE, ( LENTRÉE DU
PORT DE MARSEILLE DE JOSEPH VERNET) DATE DE 1754, LA PLUS RÉCENTE,
UNE PHOTOGRAPHIE ( ÉTANG DE BOLMONT, MARIGNANE, DE LÉON
GIMPEL) DATE DE 1927. TOUTEFOIS LEUR POINT DE CONVERGENCE DEMEURE
LA LUMIÈRE DU MIDI. LEXPOSITION SARTICULE AUTOUR
DE TROIS SÉQUENCES MAJEURES : LA PÉRIODE CLASSIQUE,
LÉCOLE DE MARSEILLE, LIMPRESSIONNISME ET LE FAUVISME.
Lexposition sous-titrée Le paysage en Provence pourrait
être perçue comme une généreuse opération
promotionnelle de la peinture française. Elle est plus ambitieuse.
Lensemble des oeuvres regroupées sous un titre emprunté
à une chanson de Serge Gainsbourg, propose un éclairage
renouvelé de lhistoire de la peinture de paysage des
périodes classiques et néoclassiques au seuil de la
modernité. Elle met en scène lapport déterminant
des artistes dont les tableaux ont pris des sites de Provence pour
sujet. Sans doute serait-il abusif de prendre le titre Sous le soleil,
exactement au premier degré. Certes la lumière et
son traitement pictural constituent laxe directeur de lexposition.
Cependant on sera paradoxalement frappé par lintense
part dombre qui domine les paysages et particulièrement
ceux des peintres provençaux comparativement à ceux
ayant adopté temporairement la Provence au cours de leur
carrière. Les oeuvres présentées montrent également
combien la Provence sélève du rang de lieu de
passage des artistes en route vers lItalie (du milieu du XVIIIe
siècle au milieu du XIXe siècle) au statut de lieu
de séjour et dinspiration pour les peintres à
partir de la seconde moitié du XIXe siècle. Enfin,
lun des plus grands mérites de lexposition consiste
à réhabiliter sinon à faire connaître
des peintres injustement négligés notamment Granet
et Monticelli, éclipsés quils ont été,
par exemple, par les figures de Van Gogh, Gauguin et Cézanne
comme le souligne Guy Cogeval, directeur du Musée des beaux-arts
de Montréal, dans lintroduction du catalogue de lexposition.
Il faudrait aussi, à linstar de Marie-Paule Vial, conservateur
au Musée des Beaux-Arts de Marseille, considérer parmi
les causes de cette profonde méconnaissance la centralité
de la capitale française qui limite à une portée
régionale tout ce que nintègre pas Paris et
réduit ainsi à un provincialisme un provencialisme
dont on découvre bien tardivement la portée universelle.
Dès la seconde moitié du XVIIIe siècle, de
nombreux peintres furent attirés par les paysages de la Provence
et stimulés par le défi den capter les effets.
La Provence qui soffre à eux demeure bucolique, en
continuité avec les façons de vivre du grand bassin
méditerranéen, ainsi quavec les impératifs
décoratifs régnant alors. Cependant quelques personnalités
vont rompre avec ces conventions et amorcer un renouveau qui a pour
particularité dexprimer la singularité de la
lumière provençale.
DANS UNE LUMIÈRE RENOUVELÉE (1750-1830)
Naturellement, linfluence des grands maîtres du siècle
précédent, Nicolas Poussin et Claude Lorrain, est
très perceptible chez la plupart des artistes tout au long
du XVIIIe siècle. Cette influence se lit dans le traitement
du paysage marqué à la fois par le souci dexactitude
et par des transpositions qui ont tendance à lembellir,
à lidéaliser. On constate une telle tendance
chez Joseph Vernet (1714-1789) dont les tableaux orchestrent et
restituent des ensembles parfois monumentaux déléments
visuels variés sous des ciels immenses dont la luminosité
reflète le moment du jour. Il en est ainsi pour larrière-pays
avec les plans doccupation des collines et les bâtisses
lointaines de la ville; pour la mer avec les voiliers, les barques,
les pêcheurs; pour les quais où des silhouettes en
costume donnent le ton de la vie quotidienne. Ces compositions tirent
leur effet dramatique et leur véracité de la présence
de personnages, ainsi que de vues pittoresques presque documentaires.
On devine le projet chez le peintre de faire connaître, comme
sy emploierait aujourdhui un guide, les sites quil
reproduit et qui servent de théâtre à des événements
parfois tragiques mais forcément reconstitués dans
son atelier ou bien imaginaires. Tel est le cas des naufrages, thèmes
courants à lépoque, qui attestent au moins combien
la crainte de la mer était grande. Cependant, au spectacle
de la tempête en plein océan se substituent des scènes
plus «réalistes» où lon assiste,
à partir de la côte, à la lutte des navires
contre les éléments déchaînés
(vagues monstrueuses, ciels déchirés par lorage)
fruits de la libre imagination des peintres.
On retrouve des illustration soucieuses de refléter les
réalités des paysages de Provence avec notamment des
maisons nichées dans des reliefs secs et rudes dans les oeuvres
de Lacroix de Marseille (+1782) et dHenry dArles (1734-1784)
dont les teintes dune douceur subtile évoquent certains
ciels de Turner, avec le soleil tapi sous des reflets embrumés.
Plus vieux de quelques années, Jean-Joseph Kapeller (1702-1790)
avait déjà mis en place cette façon de travailler,
dans des tableaux un peu «vénitiens » où
le détail nempêche pas la grandeur.
Avec leurs rochers clairs ou sombres, leurs masses abruptes et
leur ligne dhorizon lointaine, Les gorges dOllioules
que peint Hubert Robert en 1783 domine un espace plus grand (le
tableau ne fait pas partie de l'exposition de Montréal).
On y sent une force nouvelle dont sinspirera certes avec un
peu moins de maîtrise, Jean-Antoine Constantin (1756-1844),
quoique son Orage à Château-Combert avec sa construction
dimages à quatre niveaux témoigne déjà
du souci de respecter la structure du paysage propre à lespace
provençal. Découpes, coloris et effets de soleil y
sont plus présents que dans sa Fontaine de Vaucluse un peu
terne. Il a également peint La montagne Sainte-Victoire et
La tour de la Queynié avec des petits personnages, un couple,
dans un style qui ne se démarque pas beaucoup de la tradition
italienne, assez classique.
Très différente est la Sainte-Victoire vue dune
cour de ferme du Malvalat de Granet (1775-1849). Avec son premier
plan sous une frondaison, ses verts, ses ocres en touches fines
et, échappée au loin, la montagne en découpe
légère sur un ciel de lumière vaporeuse, une
sensibilité déjà moderne pointe ici. Elle est
encore plus accentuée dans La Montagne Sainte-Victoire par
temps clair, vue du quartier de Malvalat, où la montagne
se détachant dans des tons de violet préfigure celle
de Cézanne; une section de lexposition propose un rapprochement.
Chez Granet, la «patte» se voit tout de suite: chaque
personnage est bien campé dans un espace où il se
distingue nettement même sil nest quesquissé
en taches légères. Avec La récolte des citrouilles
à la bastide du Malvalat, les formes et les figures qui occupent
le premier plan ombragé se découpent dans le clairobscur
qui soppose à la luminosité du ciel qui sert
décrin à la montagne bleue témoignant
dans le jeu de contraste de laudace de lartiste. Dans
la lignée néoclassique, on remarque Le Pont dAvignon
dIsidore Dagnan (1794-1873), Le Palais des Papes de Léon
von Klenze (1784-1864), Lancien Palais des Papes en Avignon
de Jules-Romain Joyant (1803-1854). Dinspiration romantique,
on relève Villeneuve-les-Avignon de Prosper Marilhat (1811-1847)
et surtout Vue dAvignon, prise du côté nord de
Paul Huet (1803-1869) et Les gorges dOllioules de Paul Flandrin
(1811-1902) dont les points de vue panoramiques annoncent un changement
de perspectives.
LÉCOLE DE MARSEILLE
Autour des années 1850, sous limpulsion dEmile
Loubon (1809-1863), se développe une tendance picturale en
rupture franche avec le style néo-classique, tendance quadopte
un groupe dartistes qui forme ce quon appelle lÉcole
de Marseille. Parmi ces artistes, on note les noms de Prosper Grésy,
Marius Engalière, Paul Guigou, Auguste Aiguier, François
Simon, Fabius Brest et, en particulier, Adolphe Monticelli. Comme
lindique Marie-Paule Vial dans le catalogue de lexposition:
«Les apports de Loubon sont à rechercher dans la conception
panoramique du paysage, dans linterprétation de la
lumière, dans la recherche dune matière qui
restitue dans des pâtes rugueuses les particularités
des sols calcaires. » Sans doute conviendrait-il dajouter
quil introduit des animaux dans ses compositions. Mais surtout
les larges perspectives frontales (le panorama) que se disputent
les figures tant animales quhumaines qui vont au devant de
lobservateur, confèrent au tableau son mouvement et
sa valeur de récit. Tel est le cas de ses Menons en tête
dun troupeau en Camargue ou encore de Col de la Gineste. Loubon,
notamment dans Vue de Marseille ainsi que les peintres provençaux
traduisent le sentiment de létendue. Dailleurs,
signale Marie-Paule Vial: «La vision quils donnent de
vastes étendues ne trouve guère déquivalent
dans la peinture de leurs contemporains.»
Cest autour des oeuvres dAdolphe Monticelli (1824-1886)
que sarticule le passage vers la modernité. Monticelli
est lun des artistes que réhabilite sans doute le mieux
lexposition en présentant six de ses peintures. Originaire
de Provence, il complète sa formation à Paris où
il effectue plusieurs séjours au cours de sa carrière
quil achève à Marseille. Il marque une sorte
de transition entre un paysagisme soucieux de réalisme mais
que traversent les tourments du romantisme et une réflexion
propre à la peinture. Sa peinture se caractérise par
de lourds empâtements destinés à exprimer tout
à la fois la lumière écrasante, la violence
de la nature tantôt agitée par les bourrasques, tantôt
immobile sous un impitoyable soleil mais toujours menaçante.
Lartiste use dune palette sombre que traversent des
plages lumineuses. On remarque la composition échevelée
de La grande pinède (1872) et, à lopposé,
La Roche percée (1881) donne à voir un tableau aux
pâtes épaisses où lon devine, noyée
dans le noir, une silhouette dans une barque quabsorbe un
paysage indistinct. Enfin, comment ne pas rapprocher les touches
de son Avant-port de lEstaque avec les procédés
si chers à Van Gogh? Et comment aussi ne pas relever ses
compositions faites de blocs qui évoquent celles de Cézanne?
FOYER DE LA MODERNITÉ
On peut dire que lexposition pivote autour de Cézanne
représenté par quinze tableaux. Derrière la
figure de Cézanne se profilent les figures des artistes phares
de la modernité naissante dont les noms et les paysages en
Provence devraient assurer le succès public de lexposition
de Montréal comme il la fait de celle de Marseille.
Il y a quatre Van Gogh, six Braque, onze Dufy, sept Derain, deux
Monet, deux Renoir, quatre Signac, un Picabia, un Valloton. Il ne
peut être question dans cet article de sattarder à
lanalyse des oeuvres de ces artistes à propos desquelles
existent de très nombreuses études. On se limitera
à discuter quelques-uns des aspects en fonction de leurs
rapports avec le double thème de la lumière et du
paysage en Provence.
Cézanne dabord. Outre une Montagne Sainte-Victoire,
ce sont surtout ses vues inspirées de lEstaque, petit
port alors dans la banlieue de Marseille, et ses paysages de larrière-pays
qui retiennent le plus lattention. Ainsi Route en Provence
(vers 1868) et Rochers dans la forêt (vers 1890) témoignent
du caractère sombre de certains paysages cézanniens.
Au sujet du premier, Guy Cogeval rappelle le mot du marchand Vollard
: un paysage noir. À propos du second quil rapproche
du tableau Château noir, il admet « quil distille
une atmosphère sombre. » Cézanne ne déroge
pas à cet égard du style grave des peintres provençaux.
Cependant il sen distingue en ceci que la Provence est pour
lui « fondamentalement un espace pictural en lequel la couleur
construit loeuvre» comme le note, en 1923, le critique
Klingsor. Ce sont les cinq vues de lEstaque qui témoignent
de la prééminence des formes quimpose Cézanne
à ses compositions, formes tirées de la luminosité
quentretient la mer avec les éléments tant naturels
que construits du paysage. «Cest par la plénitude
de la couleur quon arrive à la plénitude de
la forme», répète inlassablement Cézanne.
En loccurrence la lumière impose à la Provence
ses tonalités bleues.
Pour Van Gogh, avant son départ pour la Provence, en 1888,
le midi était «le pays des tons bleus et des couleurs
gaies.» Admirateur de Monticelli, mort en 1886, Van Gogh entend
utiliser la couleur suggestive du maître marseillais. Féru
de matière épaisse, comme Monticelli, il nen
prend pas moins bien soin déclaircir sa palette. Les
tableaux Paysage avec gerbes de blé au lever de la lune,
Les Grands Platanes, Hôpital Saint-Paul et Oliveraie avec
cueilleurs donnent un modeste aperçu de la production de
Van Gogh pendant son séjour à Arles. Ils sont datés
de 1889, année du drame de Saint-Rémy avec Gauguin.
Si Van Gogh se relie directement à Monticelli, Braque, Derain
et Dufy sont affiliés à Cézanne. Cest
à travers les vues de lEstaque quune section
de lexposition montre cette filiation confirmant une fois
de plus quentre 1870 et 1910 quelque chose dessentiel
dans lhistoire de lart sest produit dans la banlieue
de Marseille. Quelque chose qui a conduit via le fauvisme à
la révolution cubiste. Précisément, dans une
perspective de réhabilitation, une place est faite à
quatre artistes marseillais qui se sont réclamés peu
ou prou du fauvisme: Seyssaud, Chabaud, Verdilhan et Lombard. Leurs
oeuvres quoique inégales et de tons variés attestent
à tout le moins de la contribution toujours sous langle
du paysage dun groupe dartistes de Provence aux bouleversements
de lart du XXe siècle.
On remarque enfin que des artistes étrangers à la
Provence expriment la Provence dans leurs oeuvres. Aux côtés
de toiles de Monet, Friesz, Signac, Cross, Van Rysselberghe, Valloton,
Marquet, Manguin, Derain, deux tableaux du Canadien James William
Morrice Arènes de Marseille et Rue dAvignon justifient
pleinement leur place.
Ce nest pas toujours sous le soleil exactement quapparaît
le paysage en Provence. Au contraire même. Il surgit de lombre
et nen est que plus impressionnant. Le paradoxe est de découvrir
combien les non-Provençaux viennent apporter des lumières
sinon la lumière dans des lieux quils perçoivent
non comme des structures géographiques mais comme des atmosphères,
des formes avec lesquelles entretenir un dialogue, des raisons pour
éclaircir leur palette et moduler des couleurs aux tonalités
étonnantes. Bref pour remettre en question la peinture et
lespace pictural.
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EXPOSITION
SOUS
LE SOLEIL, EXACTEMENT
Le paysage en Provence
Du classicisme à la modernité (1750-1920)
Commissaires généraux
Guy Cogeval, directeur, Musée des beaux-arts de Montréal
Marie-Paule Vial, Conservateur, Musée des Beaux-Arts
de Marseille
Scénographe Christiane
Michaud
Musée des beaux-arts de
Montréal Du 22 septembre 2005 au 8 janvier 2006
Centre de la Vieille Charité
de Marseille Du 18 mai au 21 août 2005
Louis-Auguste Aiguier, Édouard Baldus, Jean-Joseph-Xavier
Bidauld, Georges Braque, Fabius-Germain-Joseph Briest, Charles
Camoin, Paul Cézanne, Auguste Chabaud, Charles-Louis
Clérisseau, Thomas Cole, Jean-Antoine Constantin, Henri-Édmond
Delacroix dit Cross, Isidore Dagnan, André Derain,
Raoul Dufy, Marius Engalière, François-Louis
Français, Émile-Othon Friesz, Léon Gimpel,
François-Marius Granet, Prosper Grésy, Paul-Camille
Guigou, André Hachette, Henri-Joseph Harpignies, Jean
Henry dit Henri dArles, Édouard-Jean-Marie Hostein,
Paul Huet, Eugène Isnardon, Jules-Romain Joyant, Jean-Joseph
Kapeller, Léo von Klenze, Charles Grenier La Croix
dit Lacroix de Marseille, Emmanuel Littardi, Alfred Lombard,
Émile Loubon, Henri Manguin, Prosper Marilhat, William
Marlow, Albert Marquet, Jean-Louis Ernest Meissonier, Claude
Monet, Adolphe Monticelli, James Wilson Morrice, Bertram Nicholls,
Jean-Baptiste Olive, Antonin Personaz, Francis Picabia, Pierre-Auguste
Renoir, Hubert Robert, Dominique Roman, Paul Saïn, René
Seyssaud, Paul Signac, Pierre-Henri de Valenciennes, Félix-Antoine
Valloton, Louis Valtat, Philippe-Jacques Brée, Vincent
Van Gogh, Théo Van Rysselberghe, Louis-Mathieu Verdilhan,
Joseph Vernet, Félix Ziem.
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CATALOGUE
SOUS LE SOLEIL, EXACTEMENT
Le paysage en Provence
Du classicisme à la modernité (1750-1920)
Sous la direction de Guy Cogeval et de Marie-Paule Vial
324 illustrations en couleur;
format: 24,5 x 28 cm
272 pages
Prix : 49,95 $
UN IMPORTANT CATALOGUE ACCOMPAGNE LEXPOSITION SOUS
LE SOLEIL, EXACTEMENT. IL CONSTITUE UN OUTIL QUASI INDISPENSABLE
POUR QUICONQUE SOUHAITE SAISIR LES ENJEUX ESTHÉTIQUES
ET HISTORIQUES DU PAYSAGE EN PROVENCE DU CLASSICISME À
LA MODERNITÉ TEL QUE LES ILLUSTRENT LES QUELQUE 150
TABLEAUX SÉLECTIONNÉS ET GROUPÉS À
CETTE FIN. LÉNUMÉRATION DES PRINCIPAUX
TITRES DONNE UNE IDÉE DES CHAMPS DANALYSE COUVERTS
PAR LES ESSAIS QUE COMPORTE LE CATALOGUE: UNE LUMIÈRE
RENOUVELÉE (1770-1830): LE GRAND TOUR EN PROVENCE;
LÉCOLE DE MARSEILLE (1830-1880); QUEL PHOTOGRAPHES
POUR QUELS PAYSAGES? LÉLÉGIE BARBARE (1880-1920):
MONET ET LA MER DE NEPTUNE ; IMPRESSIONS DE LA PROVENCE; LE
SOLEIL DE CÉZANNE; UNE DIMENSION APPELÉE PEINTURE,
LESTAQUE (1870-1910) ; LATTRAIT DU BONHEUR À
LA RECHERCHE DE NOUVELLES VOIES, LE PREMIER XXe SIÈCLE
; SEYSSAUD, CHABAUD, VERDIHAN, LOMBARD, ENTRE FAUVISME ET
CHEMINEMENT PERSONNEL. TRÈS ABONDAMMENT ILLUSTRÉ,
LE CATALOGUE COMPREND LES BIOGRAPHIES DES ARTISTES, LA LISTE
DES OEUVRES EXPOSÉES ET UNE BIBLIOGRAPHIE SÉLECTIVE.
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N° 200, automne 2005
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