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Claude Beaulieu
 

N° 201, hiver 2005-2006

[ D O S S I E R ]

VIE DES ARTS
UN DEMI-SIÈCLE D’EFFERVESCENCE
COUP D’ŒIL RÉTROSPECTIF – 2
René VIAU

SEPTEMBRE 1986. NUMÉRO 124. MARC RÉGNIER, ALORS PRÉSIDENT DU CONSEIL D’ADMINISTRATION, ÉCRIT : « L’HÉRITAGE EST IMMENSE. IL APPORTE UN CERTAIN RÉCONFORT À LA DOULEUR QUI FAIT SUITE AU DÉPART D’ANDRÉE PARADIS. »

« C’était une période difficile », se souvient Marc Régnier. Avec lui, Vie des Arts aborde un nouveau tournant. Dans l’éditorial qu’elle signait dans le dernier numéro publié juste avant sa mort, Andrée Paradis affirme: « Pour nos trente ans, notre voeu le plus cher, c’est de pouvoir développer et amplifier nos services aux artistes et à nos lecteurs. » Le feu sacré anime toujours la directrice. « Durant ces années de vaches maigres, Andrée était quelquefois contrainte de rogner sur le nombre de pages de chaque numéro. Cette façon de pallier les problèmes était pour elle un cauchemar. »

En 1986, Marc Régnier a succédé à Régent Watier (1981-1985) au poste de président du Conseil d’administration. Il assure en plus les fonctions de rédacteur en chef par intérim. La revue ouvre ses pages à un concert d’éloges sur sa directrice disparue. Mais, au-delà des hommages, se profilait une angoissante question: Vie des Arts survivra-t-elle au départ de la troïka que constituaient Andrée Paradis, Jules Bazin et Claude Beaulieu? « Bazin veillait avec beaucoup d’attention à la qualité de la langue, Beaulieu assurait la lisibilité de la mise en pages. Andrée Paradis nourrissait la revue de sujets nouveaux et insufflait l’enthousiasme qui galvanisait autant ses rédactrices et ses rédacteurs que ses administrateurs. Grâce à elle, par exemple, je suis devenu collectionneur. Ces trois piliers ont marqué d’une certaine façon une grande époque de Vie des Arts, une sorte d’âge d’or en ce sens que les équipes qui se sont succédé ont donné le ton à un renouveau de la diffusion des connaissances dans le domaine culturel. L’histoire a montré que la revue a survécu. Mais au moment du départ des pionniers, le terrain était fertile pour des changements. »

Fort de son autorité morale de président, Marc Régnier qui avait recueilli avant sa mort les confidences d’Andrée Paradis, s’ouvre au Conseil du choix de l’ancienne directrice à sa propre succession. Malheureusement, Bernard Lévy qu’elle avait désigné, dirigeait alors la revue Science et Technologie et n’a pas pu se libérer.

MIEUX SERVIR LES LECTEURS
Juin 1987. Numéro 127. Une offre d’emploi diffusée dans les journaux recueille une centaine de candidatures. Jean-Claude Leblond est choisi pour ses capacités à assurer la relève. Le nouveau directeur et rédacteur en chef promet dans son premier éditorial : « Dossiers, reportages, analyses, articles de fond détiendront une part plus grande. » Il annonce le départ à la retraite de Claude Beaulieu, directeur artistique depuis la fondation. Jean-Claude Leblond affirme la nécessité de rajeunir une présentation où toutefois «sobriété et classicisme » resteront de mise. Il conclut avec l’engagement de « mieux servir le lecteur ».

Après Marc Régnier, la présidence est occupée par Pierre Dalcourt entre 1989-1991. Autant Régnier assumait ses fonctions avec passion et inspiration, autant Pierre Dalcourt s’y consacre en mobilisant davantage ses talents de gestionnaire et son professionnalisme d’expert-comptable au service de l’équilibre des finances de Vie des Arts. Néanmoins, le déficit accumulé au fil des années 80 perdure et s’accroît, même à la suite d’une campagne de promotion coûteuse et qui ne rapporte pas le succès escompté.

« J’avais connu à l’époque madame Paradis qui était le dynamisme incarné et ce malgré son cancer, se souvient Charles Parent. J’étais membre du Conseil d’administration quand Pierre Dalcourt a achevé son mandat. On m’a demandé de prendre la relève. Je ne me sentais pas digne de la tâche mais je m’en suis acquitté de 1991 à 1997. » N’hésitant pas avec générosité à puiser à même ses propres deniers afin de régler certaines factures, Charles Parent contribue à résorber le déficit. Dans un contexte marqué par une chute des subventions tant au Québec qu’à l’échelle fédérale et par une récession qui frappe le marché de l’art et ses annonceurs principaux que sont les galeries, plusieurs revues concurrentes surgissent, accroissant encore les difficultés financières. Dans ces conditions, Vie des Arts doit absolument se repositionner. La succession de Jean-Claude Leblond qui démissionne alors s’amorce dans un climat de crise. À l’issue d’un nouveau concours où les candidats doivent proposer un plan d’action, Bernard Lévy est choisi et prend la direction de la revue le 2 septembre 1992.

Les bureaux de la revue sont passés de la rue Saint-Paul au 200 rue Notre-Dame au cours de l’année 1984. En 1988, les bureaux sont transférés dans le même immeuble avec le même numéro civique mais du côté de la rue Saint-Jacques. Ils y seront fixés jusqu’en juillet 2000. À proximité du Musée d’art contemporain et des galeries d’avant-garde, la rédaction se déploie aujourd’hui rue Sainte-Catherine.

L’ACTUALITÉ DES ARTS VISUELS
Charles Parent veille à ce que la revue demeure un média accessible. « Nous ne devons jamais perdre de vue, indique-t-il, que Vie des Arts ne s’adresse pas à des spécialistes. » Il favorise l’excellence graphique et éditoriale, il encourage l’exercice du sens critique. Il appuie le virage amorcé par le nouveau directeur accordant priorité à l’actualité des arts visuels. Ainsi les comptes rendus des manifestations les plus marquantes du trimestre collent de plus près à leurs dates de présentation. À la rédaction, Bernard Lévy ajoute aux analyses des synthèses. Dossiers sur Pellan, sur les 30 ans de Graff, Hommage à Riopelle au lendemain de sa mort. Il hiérarchise les informations en fonction de leur nature et de leur portée. Il crée ainsi la rubrique Nouvelles brèves. Pour présenter des expositions et des artistes prometteurs, il ouvre la section À Voir. Pour relayer thèmes, essais, critiques, il établit une page Essai ou Opinion. Parallèlement, la revue accorde une attention renouvelée à l’apport des nouvelles technologies, notamment avec des dossiers sur les arts électroniques, le rôle de l’art face aux grands débat de l’heure, dossiers Amnésie internationale, Images de la barbarie. De nouvelles perspectives transculturelles, convergences voire complémentarités des disciplines artistiques: multimédias, danse, cinéma s’y font jour.

Autant Andrée Paradis avait imposé le souci de faire connaître les artistes, autant Bernard Lévy se préoccupe de faire connaître leurs oeuvres. C’est pourquoi, il accorde prééminence aux textes d’analyses et de réflexions critiques fondés sur des faits observables et vérifiables certes en fonction de points de vue plutôt que sur des impressions, voire de simples opinions. À cette fin, il maintient et accentue le parti pris de clarté qui distingue Vie des Arts des magazines commerciaux qui accordent préséance au caractère anecdotique des événements, ou des publications aux créneaux plus restrictifs et aux grilles d’analyse touffues.

Soucieux de l’avenir, au Conseil, Charles Parent recrute de nouveaux membres. Ces derniers défendront dans leur milieu les intérêts de la revue. Il cherche de nouveaux commanditaires. Les coups de coeur qui se sont manifestés au moment de la mort d’Andrée Paradis permettent de prolonger l’ardeur des amis de Vie des Arts. « Tout le monde mettait la main à la pâte, raconte Charles Parent, Andrée Paradis nous avait inoculé le virus. Nous l’avons propagé à notre tour à d’autres. » Reste qu’il est souvent difficile de respecter les délais de production tout en recrutant des annonceurs.

LES PARTENARIATS
Nommé président, Luc Beauregard (1997- 1999) en homme d’affaires hyperstructuré fait bénéficier le Conseil de son expertise et de sa connaissance fouillée des grands réseaux de compagnies. Il introduit l’idée des partenariats. Luc Beauregard mise ainsi, par-delà les bénéfices de vente immédiats, sur de nouvelles motivations auxquelles sont sensibles les annonceurs. « Je me suis dit que vendre une page de pub ou vendre l’idée d’un partenariat, cela revenait au même. L’entreprise s’associe à une oeuvre culturelle tout en pouvant compter sur quatre pages d’annonces par année. Cette publicité à caractère corporatif permet à l’entreprise de mieux s’identifier à la création. L’entreprise renforce ainsi son prestige et se dote en même temps d’une certaine visibilité auprès d’un public plus restreint mais très important. » À l’heure des restrictions budgétaires imposées par des programmes de subventions qui eux-mêmes souffrent d’une conjoncture serrée, Vie des Arts atteint de la sorte une plus grande stabilité budgétaire. « Vie des Arts, conclut Luc Beauregard, est un de nos joyaux culturels. Chaque numéro est l’expression d’un miracle de dévouement. Je suis fier d’avoir pu contribuer par cette idée à cette oeuvre collective. »

LA RÉVOLUTION TECHNOLOGIQUE
C’est avec Michel Lanctôt, un avocat amateur d’art contemporain, à sa tête que Vie des Arts aborde l’an 2000. Avec lui, l’examen budgétaire trimestriel se fait plus serré. Une liste de contrôle des coûts et des revenus accompagne chaque numéro. L’informatisation de la comptabilité et la révision complète et périodique de tous les contrats des fournisseurs, mesures introduites par Michel Lanctôt, permettent d’enregistrer les premiers surplus. La création d’un site web élargit la présence publique de la revue. « Il faut veiller par ailleurs, insiste Michel Lanctôt, à ce que toutes nos délibérations demeurent transparentes et ouvertes. Il en va de notre crédibilité. Il faut continuer en outre d’être irréprochables d’où aussi mon souci constant de départager d’une façon presque maniaque les prérogatives de la rédaction et celles du Conseil. »

Il est clair que la stabilité financière d’une revue est le principal garant de son action et de sa liberté d’expression. Qu’aurait été du reste Vie des Arts sans tous ses soutiens ? Survivre, se maintenir, croître, se développer afin d‘ausculter, de stimuler, de faire voir, d’expliquer les liens, les passages et les enracinements. Si l’art est ce catalyseur, encore faut-il se donner les moyens de naviguer à travers des repères mouvants, de conjuguer prudence dans la pensée, audace des appréciations et des analyses, intelligibilité du style pour en rendre compte. Lieu de débat et d’information, une revue est à imaginer à chaque numéro. Son tempérament se forge cependant à force d’écriture, de signatures accumulées, d’apports généreux et ce dans la foulée des équipes éditoriales et des administrations qui l’ont fait grandir. Depuis 50 ans, Vie des Arts prend ainsi sans amnésie ni face au passé, à son passé, ni face à une scène quelquefois sourde et aveugle à ce qui l’a précédée, le pouls d’un art qui se fait, amplifiant l’écho de ses formidables brassages.

IL Y A 25 ANS
ANDRÉE PARADIS :
« NOUS VOULIONS FAIRE SE RAPPROCHER ART ET SOCIÉTÉ. »

« CE N’EST PAS LE TEMPS DE LÂCHER. » L’ENTRETIEN QU’AVAIT ACCORDÉ ANDRÉE PARADIS À RENÉ VIAU, RÉDACTEUR DE VIE DES ARTS, ET JEAN ROYER, ALORS RESPONSABLE DES PAGES CULTURE DU QUOTIDIEN LE DEVOIR, À L’OCCASION DU 25E ANNIVERSAIRE DE LA REVUE, S’ACHEVAIT SUR CETTE EXHORTATION. NOUS EN REPRENONS ICI QUELQUES EXTRAITS QUI DONNENT UNE IDÉE DU TEMPÉRAMENT DE CELLE QUE L’ON APPELAIT MADAME VIE DES ARTS.

DERRIÈRE LES BOUGIES QUE L’ON SOUFFLAIT ALORS, LES NUAGES S’ACCUMULAIENT : DÉFICIT PRÉOCCUPANT, NONINDEXATION DES SUBVENTIONS… ANDRÉE PARADIS ÉTAIT SUR LE QUI-VIVE. ELLE LANÇAIT, LORS DE CETTE RENCONTRE, UN SIGNAL D’ALARME. « APRÈS 25 ANS, DÉCLARAIT-ELLE, C’EST TOUJOURS À RECOMMENCER ! DU RESTE, CHAQUE ANNÉE, LA REVUE EST EN PÉRIL. CHAQUE ANNÉE ! DEPUIS SEIZE ANS QUE JE SUIS LÀ, JE N’AI JAMAIS CONNU UN MOMENT CONFORTABLE SAUF LORS DE L’ABONNEMENT MASSIF D’AIR CANADA OÙ NOTRE TIRAGE EST PASSÉ À 12 000 EXEMPLAIRES. »

ALORS QUOI? BON ANNIVERSAIRE VIE DES ARTS ET… ADIEU? ANDRÉE PARADIS N’ÉTAIT PAS DU GENRE À RENONCER. ELLE USA DE SA CAPACITÉ À REBONDIR ET REDRESSA LA SITUATION. LE DÉSIR DE CONTINUER À TRADUIRE L’« EFFERVESCENCE DE LA SCÈNE ARTISTIQUE », COMME ELLE LE DISAIT, LUI TENAIT TROP À COEUR. ELLE DÉFINISSAIT D’AILLEURS AINSI LE RÔLE DU CRITIQUE D’ART : ALLIAGE DE CURIOSITÉ POUR TOUT ET DE MODESTIE INTELLECTUELLE, « INTERMÉDIAIRE » ENTRE ARTISTE ET PUBLIC CAR TOUTE CRÉATION « EST UN MYSTÈRE QU’IL FAUT TRADUIRE » MÊME SI « L’ÉCRIT OU LA PAROLE NE POURRONT JAMAIS TRANSPOSER CE QUI EST VISUEL ». ENCORE FAUT-IL LUI DONNER LES MOYENS DE S’EXPRIMER. CE QUI NOUS RAMÈNE À SA CONSTANTE PRÉOCCUPATION  : LA SURVIE FINANCIÈRE DE LA REVUE. VOICI SES PROPOS.

« NOUS VOULIONS, ET C’ÉTAIT AVANT LES SOCIOLOGUES, FAIRE SE RAPPROCHER ART ET SOCIÉTÉ. DEPUIS QUINZE ANS, DU RESTE, L’ÉPOQUE EN ART ÉTAIT BOUILLONNANTE. DE CETTE EFFERVESCENCE, LE PUBLIC ÉTAIT À L’ÉCART. IL FALLAIT TENTER DE FAIRE EN SORTE QU’IL PARTICIPE DAVANTAGE À L’EXPÉRIENCE ARTISTIQUE EN ARTS VISUELS. AU DÉBUT, À VIE DES ARTS , TOUT ÉTAIT BÉNÉVOLE. PHOTOS, ARTICLES : TOUT. À PARTIR DE 1970, LA REVUE GROSSIT. LES TEXTES ET LES RUBRIQUES S’Y MULTIPLIENT. C’EST TOUJOURS UNE FÊTE POUR L’OEIL, L’IMPRESSION Y EST SOIGNÉE : PROCÉDÉS TECHNIQUES ET PAPIER DE QUALITÉ. CETTE QUALITÉ EST SANS CESSE MENACÉE PAR LES COÛTS DE PRODUCTION GRANDISSANTS. NOUS DEVONS FAIRE DES PROUESSES POUR COMPENSER…

AUJOURD’HUI VIE DES ARTS VEUT ÊTRE LE MIROIR DE LA MODERNITÉ. NOUS VOULONS EN MÊME TEMPS ÊTRE ATTENTIF À L’ART DES RÉGIONS, LOIN DES MARCHÉS ET DES MODES ET CE TOUT AUTANT QUE NOUS VOULONS FAIRE CONNAÎTRE L’ART QUÉBÉCOIS DANS LE MONDE OU FAIRE CONNAÎTRE ICI L’ACTUALITÉ D’AILLEURS. LES ARTISTES, LES LECTEURS ONT BESOIN DE L’OUTIL QUE NOUS SOMMES. CET OUTIL CONDUIT VERS L’EXPOSITION – OU FAIT RÉFLÉCHIR SUR CELLE QUI A EU LIEU-, VERS D’AUTRES LECTURES ET LE BESOIN DE CONSIDÉRER D’AUTRES OEUVRES. IL NOUS FAUT FAIRE PRENDRE CONSCIENCE, STIMULER, METTRE EN GARDE AVEC UNE VARIÉTÉ D’APPROCHES QUI SE DOIT DE GARDER LES OEUVRES LES PLUS VIVANTES POSSIBLES. (,,,)

LA SITUATION FINANCIÈRE ACTUELLE EST LOIN D’ÊTRE ROSE. NOUS SOMMES AU POINT DE RESSAC. LES COÛTS DE PRODUCTION AUGMENTENT. NOS RECETTES SUIVENT TOUTEFOIS NOS PRÉVISIONS MAIS LES SUBVENTIONS PUBLIQUES N’ONT PAS ÉTÉ INDEXÉES DEPUIS TROIS ANS! IL FAUT VRAIMENT, CETTE ANNÉE, QUE LES GOUVERNEMENTS NOUS AIDENT DAVANTAGE. POUR 1980, NOTRE SUBVENTION À QUÉBEC A DIMINUÉ DU CINQUIÈME. VIE DES ARTS VA POURTANT CHERCHER PLUS DE LA MOITIÉ DE SES BESOINS FINANCIERS AILLEURS QU’EN SUBVENTIONS. SEULEMENT SI CELLES-CI N’AUGMENTENT PAS COMMENT ALLONS NOUS FAIRE POUR DURER ENCORE ? LA SITUATION EST SOMBRE. NOUS AVONS BESOIN DE 50 000 DOLLARS DE PLUS. LES CORPORATIONS PRIVÉES POURRAIENT AUSSI COMMENCER À RÉALISER QUE L’ON A BESOIN DE LEUR APPUI TOUT AUTANT PAR DES DONS DIRECTS, DES ABONNEMENTS MASSIFS QUE DE LA PUBLICITÉ. SI ON NOUS LOGEAIT, CELA NOUS ÉVITERAIT LE POIDS ÉNORME D’UN LOYER. IL FAUT ESPÉRER QUE LES HOMMES D’AFFAIRES QUÉBÉCOIS COMPRENDRONT MIEUX LE RÔLE DE MIROIR QUE DEVIENNENT LES ARTS VISUELS POUR UNE SOCIÉTÉ QUI CONSOMME DES IMAGES SANS S’INQUIÉTER DE SES ARTISTES. D’AILLEURS, LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE S’EN VA VERS UNE TRÈS GRANDE PÉRIODE CULTURELLE AVEC TOUS CES JEUNES QUI SONT FORMÉS. CE N’EST PAS LE TEMPS DE LÂCHER. »

1 VIE DES ARTS APRÈS 25 ANS PAR RENÉ VIAU. LE SENS DE LA CONTINUITÉ PAR JEAN ROYER, LE DEVOIR 17 JANVIER 1981

 

N° 201, hiver 2005-2006

© 2006 Vie des Arts