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N° 202, printemps 2006
[ ART ACTUALITÉ ] SCULPTURE
JEAN-PIERRE LAROCQUE
LE VOYAGE INACHEVÉ
Bernard Lévy
Photos : Bertrand Carrière
OBJETS DE CÉRAMIQUE, LES PERSONNAGES
ET LES CONSTRUCTIONS DE
JEAN-PIERRE LAROCQUE N’EN DÉMENTENT
PAS LEUR ORIGINE TERRIENNE NI TERRESTRE.
AU CONTRAIRE, ILS EN AFFICHENT LES SIGNES
ET LES STIGMATES. LÀ N’EST PAS LEUR ÉNIGME
MAIS LEUR VÉRITÉ. SOIT. ALORS POURQUOI
SES SCULPTURES SEMBLENT-ELLES EMPREINTES
DE MYSTÈRE ?
Vous commencez par voir un cheval. Il se
trouve à l’entrée de l’atelier. Vous lui faites
face. Vous le contournez. Vous l’observez d’un
œil curieux des naseaux jusqu’à la queue, des
sabots jusqu’à l’encolure. La bête n’a pas la
stature d’un grand cheval mais passerait
facilement pour un cheval arabe. Vous l’examinerez
mieux un peu plus tard. Car vous êtes
immédiatement attiré par un personnage :
il s’agit d’un homme plutôt petit – 1,30 m ou
1,40 m – un étrange turban orne sa tête –
est-ce bien un turban ? Il se tient debout ; ses
vêtements ont vécu, comme on dit, et il est
pieds nus. Vous ne vous attardez pas trop à
détailler sa physionomie qui vous rappelle
celle d’un sans-abri ou d’un brigand sorti d’un
conte des Mille et Une Nuits parce que votre
regard est aspiré par une enfilade de têtes de
tailles démesurées : du front au menton, elles
s’élèvent d’un bon mètre. Ah ! ces visages !
Ces visages, vous ne pouvez dire ce qu’ils
expriment parce qu’ils expriment trop de
sentiments à la fois et, de l’un à l’autre, trop
de sentiments différents.
Vous n’êtes pas aux termes de vos
surprises : vous passez en revue un alignement
de maisonnettes ou, pour être
précis, de maisons à échelle réduite et à
l’architecture complexe pour ne pas dire
tourmentée. Il vous faudrait au moins
une heure pour saisir les finesses de leur
construction. Ces maisonnettes, vous
hésitez à les qualifier de pagodes, de
temples, de refuges, de cabanes à
oiseaux. Vous notez simplement
que certaines d’entre elles partagent
une structure semblable mais qu’il
n’y en pas une pareille à l’autre.
Votre étonnement s’accroît encore
quand vous remarquez que des cabanes sont
juchées sur l’échine de certains chevaux.
Impressionnants équipages que ces bêtes
et leur chargement ! Vous les trouvez si
étroitement unis, vous estimez d’emblée qu’ils
s’harmonisent si bien qu’ils vous semblent
avoir été destinés l’un à l’autre : mariage
d’un cheval et de son bagage.
Vous faites encore quelques pas et une voix
murmure en vous: « Il va falloir revoir ce
regroupement de personnages et de choses
plus lentement, plus en détail, plus soigneusement.
» Furtivement, vous avez remarqué
sur un mur un grand dessin peuplé d’une
foule de têtes effarées : des clowns peut-être ;
chacun d’entre eux, pris isolément, serait
probablement drôle ; ensemble, ils vous
feraient plutôt peur si vous les croisiez dans
la rue : leur nombre et leur innocence même
les rendent effrayants. Et puis, vous ne pouvez
vous empêcher de penser qu’un jour, ils
quitteront la feuille qui les retient et deviendront
des sculptures comme les chevaux, les
petits hommes, les têtes et les maisonnettes
que vous venez brièvement de voir.
Vous achevez ainsi le tour de l’atelier de
Jean-Pierre Larocque, sculpteur.
Sans doute procéderez-vous de même
dans les salles du Gardiner Museum of
Ceramics où cette collection de personnages
en pied, de cabanes (c’est ainsi que l’artiste
appelle ses maisons de taille réduite), de têtes
chenues et ombrageuses, ainsi que de chevaux
modestes et solides sur leurs appuis vous
proposeront un moment de fraternité.
Faites abstraction de l’éventuelle galerie
où seraient exposées les sculptures de Jean-
Pierre Larocque. Regardez. Laissez-vous
prendre par l’extraordinaire étrangeté de ce
rassemblement de créations. Il s’agit moins
de créatures que de créations : vous l’avez
décrété une fois pour toutes. Observez
chacune d’entre elles à tour de rôle et à une
certaine distance d’abord. Que dire de ces
maisonnettes, de ces chevaux libres ou
harnachés, de ces têtes, de ces marcheurs
vagabonds sans-abri ou brigands de grand
chemin? Ils semblent tous venir de loin… Ils
semblent tous arriver de contrées inconnues,
innomées, non identifiées, non visibles. S’ils
sont immobiles c’est que, devant vous, ils font
une halte. D’ailleurs, quand vous aurez fini
de les observer, ils reprendront sans doute
leur route. Il vous faudra attendre une autre
occasion pour les croiser sur votre chemin...
Trêve de dérive ! Approchez-vous !
DES FIGURES EMPREINTES DE MYSTÈRE
Observez comment ils sont faits. Ils
sont composés d’argile. Devenus objets de
céramique, ils ne démentent pas leur origine
terrienne ni terrestre. Au contraire, ils en
affichent les signes et les stigmates.
Quelqu’un leur a insufflé la vie : ils en
portent et en colportent les traces. Pourquoi
le cacher ? Là n’est pas leur énigme mais leur
vérité. Soit. Alors pourquoi ces sculptures
vous semblent-elles empreintes de mystère ?
Elles transmettent la sensation qu’elles ne
sont pas finies. Elles manquent de finition et
elles ne sont pas achevées. En effet, l’artiste
a gardé apparent le bâti qui a servi à les
élaborer. Par exemple, il a laissé une partie
de l’échafaudage d’argile durcie et de briques
de terre cuite à partir duquel il a érigé chaque
cheval entravant ainsi la marche de l’animal.
Et puis la robe de la bête n’a pas été lissée ;
elle comporte, réparties çà et là, des boursouflures,
des marques nombreuses du
matériau et de ses composés qui font office
de tavelures sinon de lèpres ; en un mot
d’imperfections. Vous avez l’impression que
l’artiste n’a pas complètement débarrassé son
chantier de ses supports et de ses gravats.
Ce qui vous gêne tient au sentiment que vous
éprouvez de non-finition de l’œuvre. De plus,
elle vous semble inachevée. Il lui manque le
brillant des glaçures et les effets de contrastes
lustrés qui habituellement habillent les pièces
de céramique. Il lui manque quelque chose
mais vous ne sauriez dire quoi.
LES ÉPISODES
D’UN ROMAN SANS FIN
L’artiste compte vingt ans de métier : nonfinition
et inachèvement font partie de son
travail de création. Leur conjugaison lui
donne même son sens. C’est par là que Jean-
Pierre Larocque suscite les émotions qui, à
la vue de ses œuvres, vous retiennent et
parfois vous bouleversent. C’est d’abord ce
qui lui permet d’ancrer ses productions dans
un récit dont certes il fait partie paradoxalement
à la fois comme auteur et spectateur.
Ce que racontent ses récits outrepassent sa
personne non pas parce que ses créations lui
échappent (ce serait banal) mais parce
qu’elles engendrent leur propre histoire. En
d’autres mots : elles poursuivent leur route.
Justement. Revenez vers l’un des petits
hommes aux pieds nus. Il a figé son pas
dans une sorte de garde-à-vous militaire.
Approchez-vous. S’agit-il d’un soldat ? Les
vestiges d’une cuirasse moulent son torse
que couvrent partiellement les lambeaux
d’un uniforme. Ils sont rapiécés mais on
distingue encore des galons sur ces haillons.
Approchez-vous davantage. Laissez-vous
fasciner par les enchevêtrements de sa coiffe
aux plis aussi savants que ceux d’un
labyrinthe ou des circonvolutions des sillons
d’un cerveau qui s’épanouirait hors d’un
crâne ouvert. Cette coiffe enserre sa tête et
entoure son visage aux yeux baissés. De
quelle légion sort-il ? De quelle armée
perdue ? De quelle bande de brigands ? De
quelle lointaine guerre revient-il ? A-t-il
déserté ? Il a dû marcher longtemps. Sans
souliers, le voici réduit au rang de va-nupieds,
de paria, de gueux, d’intouchable.
Il est évidemment trop fier pour mendier.
D’ailleurs, à certains détails de sa posture,
vous ne pouvez lui nier une certaine
noblesse : il paraît un peu las mais il se tient
droit, la tête haute. Il n’est pas aux termes de
son voyage. Vous le devinez. Et vous ne
pouvez vous empêcher d’échafauder une
histoire. Chaque bandelette de la sculpture
vous y invite et pourrait à elle seule constituer
l’épisode d’un roman. Les péripéties seraient
différentes selon les points de vue. Et sans fin.
Sculpture et roman inachevés.
Autres statues: les têtes. Plus énigmatiques
encore que les autres œuvres, elles s’alignent
côte à côte comme, par exemple, leurs
consœurs de l’île de Pâques. Disposées face
à face, elles formeraient une rangée qui
rivaliserait avec une allée de sphinx. Les
analogies avec d’autres enfilades de figures
célèbres surgissent ainsi spontanément
devant les têtes pétries par Jean-Pierre
Larocque. Elles n’en élucident pas davantage
le mystère qui les enveloppe. Les questions
demeurent. D’où viennent-elles ses têtes ainsi
sculptées ? Que font-elles en ce lieu ? Certes,
comme les autres sculptures de Jean-Pierre
Larocque, il émane d’elles le sentiment
qu’elles ont parcouru un long voyage avant
de se poser sur des socles constitués de
faisceaux grossièrement équarris. Impossible
sur ce point d’en savoir davantage.
L’artiste lui-même ne peut, au mieux, en
guise d’éclaircissement, que révéler le
processus de leur élaboration. Il a d’abord
conçu un châssis rectangulaire de bois et
puis, il l’a enveloppé de couches d’argile qu’il
a, à tour de rôle et patiemment, creusées,
bosselées, arrangées, réarrangées pendant de
longs mois ; il a surtout, au fil de son inspiration,
découpé et apposé, juxtaposé, superposé,
entrelacé des rouleaux, des bandes
et des bandelettes d’argile ; il parvient ainsi
progressivement à modeler un visage, à
créer une tête aux traits distincts (elle est
reconnaissable entre toutes les autres).
Les résultats des diverses cuissons sollicitent
et stimulent la création d’une tête qui
de face comme de dos, de trois quarts ou de
profil réagit (dialogue de l’artiste avec la
matière et le feu) et forge son caractère. Tant
de passages au four (cinq à six, souvent plus
encore), tant d’ajouts et de soustractions
contribuent à faire naître une physionomie dont la complexité échappe à quiconque
tenterait d’en saisir les humeurs. La peau
de ces visages témoigne à la fois des séismes
de l’expérience de la vie et des blessures
d’une conscience rapiécée. Elle recouvre
peut-être les noirceurs de drames intérieurs,
elle laisse deviner l’amertume que laissent les
ambitions déçues… Bouches fermées, yeux
éteints : elles sont terrifiantes ces figures. Leur
placidité est-elle un gage de sagesse ou bien
n’est-elle que celle d’un masque de théâtre ?
S’agit-il des faces transformées de quelque
OEdipe vieilli sorti d’une tragédie antique ?
A-t-on affaire à des juges graves et sévères ?
Avec leur demi-sourire, affichent-elles la
grimace ou l’éclat de rire réprimé d’un pitre
repenti évadé d’un dessin sur un mur ? Elles
interrogent avec un calme inquiétant le
passant, le voyageur.
Si un procédé de création semblable
s’applique aux vêtements des brigands et aux
revêtements des cabanes, il produit des
effets différents.
LE DÉPLOIEMENT D’UNE PENSÉE
Il y a aussi les chevaux. Naguère (vers
1987) il étudiait alors l’art de la céramique,
Jean-Pierre Larocque était simultanément à la
recherche de formes originales. Or, admet-il,
c’est la silhouette d’un cheval qui, la plupart
du temps, naissait de ses crayonnages libres
et abstraits. Il explique par là que, chez lui,
le passage du dessin à la sculpture constitue
une opération de transposition qu’accompagne
ensuite une succession de procédés
à la fois propres à l’art de la sculpture et à
l’art de la céramique. Cependant, il insiste
pour souligner la différence entre ses sculptures
et celles qui traditionnellement résultent
de suppressions (l’image tirée d’un bloc
de bois ou de marbre), celles encore qui
résultent d’un moule (en l’occurrence en
argile et qu’on rejette après usage) destiné,
par exemple, à servir de matrice à un bronze
ou, enfin, celles qui se définissent par rapport
à l’espace qu’elles animeront par le biais de
la lumière (pièces constituées d’éléments qui
jouent avec les vides et les pleins).
Les sculptures de Jean-Pierre Larocque
expriment davantage un commentaire de la
durée. Les formes qu’il élabore manifestent
et surtout accusent l’usure du temps (agression,
vieillissement, érosion, etc.) ; l’espace
où elles se matérialisent s’impose en tant que
lieu de déplacement : le lieu d’où l’on vient,
le lieu où l’on est, le lieu où l’on va. S’il
ignore d’où proviennent les silhouettes qui
surgissent sous ses traits de crayon ou de
fusain et qu’il isole, l’artiste sait et affirme qu’il
s’efforce de travailler l’argile comme un
matériau par le biais duquel il articule une
pensée que façonnent ses mains. Il élague,
additionne, aplanit, pétrit, masque, découpe,
ajoute, retranche, insère, dégage : les formes qui émergent de ce processus acquièrent
la densité d’une histoire qui leur est propre et
qui ne coïncide donc pas, au moins sur le plan
existentiel, avec celle de l’artiste; elles concourent
au déploiement progressif d’une pensée
via un medium – l’argile – qui s’y prête bien.
MOBILITÉ MAJESTUEUSE
DES CARAVANES
Du souci d’engager une réflexion sur l’abstraction
s’est dégagée l’image d’un cheval. Nul
besoin d’entreprendre une psychanalyse pour
comprendre qu’il s’agit du « cheval que
chacun porte dans sa tête ». Il n’a donc
aucun lien avec l’un des emblèmes de la
figuration romantique voire sentimentale. Le
cheval, chez Jean-Pierre Larocque, pourrait
être perçu globalement comme l’expression
d’une métaphore de la condition humaine à
laquelle, en tant qu’animal domestique, il est
historiquement associé ; en fait, il incarne
plutôt l’expression du lien nature-culture avec
tout ce qu’il recèle de conflit et de conciliation.
Dans cette perspective, l’artiste trouve
parfaitement justifié de rendre visible ce qui
a rendu l’image possible soit l’échafaudage
qui non seulement soutient la sculpture mais
la fait être ce qu’elle est. La charpente revêt
ainsi une importance au moins aussi essentielle
que le sujet de l’œuvre.
Au fil du XXe siècle, dans les sociétés
occidentales mécanisées, le cheval a progressivement
perdu sa valeur d’animal utilitaire et
donc son rapport de proximité avec la plupart
des gens appartenant à ces sociétés. Le
phénomène est néanmoins relativement
récent et surtout il n’est pas encore totalement
généralisé à l’échelle de la planète. En tout
état de cause, son image appelle des réminiscences
– fussent-elles anachroniques – que
s’emploie à susciter Jean-Pierre Larocque. Il
s’agit d’un travail de provocation. L’artiste
provoque un choc en plaçant nez à nez un
cheval et un être humain : choc du passé
et du présent, choc d’une histoire dans
l’Histoire, choc du monde nomade et du
monde sédentaire, choc du primitivisme et de
la modernité… Ces traumatismes se lisent
sur la peau noircie des chevaux qui n’en
poursuivent pas moins, quoiqu’ils soient
immobiles, leur marche obstinée. Car les
bêtes créées par Jean-Pierre Larocque ne sont
pas des alezans fringants, ni des pur-sang
nerveux. Il s’agit de chevaux de trait courts
sur pattes dont la morphologie rappelle celle
des chevaux honorés par la dynastie Tang
du VIIe au Xe siècle en Chine. Encore ne
s’agit-il ici (faut-il le préciser ?) que d’un
rapprochement puisque les chevaux de
Jean-Pierre Larocque manifestent
l’expression d’une pensée qui
joue à la fois sur l’esprit des formes
et des formes de l’esprit. Créateur, il
laisse voir autour de leurs sabots et
sous leur ventre la glèbe de leur genèse.
Il en va de même des cabanes. Qu’il
s’agisse des humbles maisons aux toits
pentus ou des corbeilles aux frontons
chamarrés, elles résultent toutes du
jeu d’amoncellements et de
soustractions propre aux
créations de Jean-Pierre
Larocque. Une fois de plus,
elles constituent des images
aux interprétations multiples:
refuges, maisons d’oiseaux,
ruches, nacelles, temples ou autels transportables…
Alignées côte à côte, elles symboliseraient
la sédentarité (la fin du
voyage, la fin de l’errance) si les éléments
disparates de leur construction et leurs
nombreuses cloisons et poutres disjointes
ne trahissaient leur caractère d’abri temporaire
ou, d’un point de vue artistique,
d’œuvre évidemment non finie mais surtout
improvisée.
Harnachées sur le dos des chevaux, elles
en rehaussent la stature et elles empruntent,
ainsi juchées, la noblesse des nacelles ou celle
des chaises pour aller à dos d’éléphant.
Leur image alors les associe à la mobilité
majestueuse des caravanes, aux paysages de
sables et de dunes aux confins de déserts
qui relient des civilisations oubliées… Ces
cabanes viennent de loin et s’en vont loin. Elles
invitent au rêve, au voyage. Autant les têtes sont
théâtrales, autant les maisons sur l’échine des
chevaux sont cinématographiques; elles figureraient
dans un film où le mot fin ne viendrait
jamais.
Si l’argile a sa propre histoire, il revient à
l’artiste d’en détourner le cours; Jean-Pierre
Larocque, sculpteur, lui insuffle une vie dont
il ignore les fins. Comme la vie même.
CATALOGUE
TRAPPING SHADOWS
ESSAIS: SUSAN JEFFERIES,
PAUL BOURASSA
ENTRETIEN DE JEAN-PIERRE LAROCQUE
AVEC SUSAN JEFFERIES
PHOTOS: BERTRAND CARRIÈRE, PIERRE LONTIN
96 PAGES
UN ENREGISTREMENT VIDÉOGRAPHIQUE OÙ L’ON
VOIT L’ARTISTE À L’OEUVRE DANS SON ATELIER
ACCOMPAGNE L’EXPOSITION.
RÉALISATION:
CAROLANE SAINT-PIERRE.
COMMANDITE PRINCIPALE:
TÉLÉ-QUÉBEC. |
EXPOSITION
JEAN-PIERRE LAROCQUE
TRAPPING SHADOWS
Céramiques et dessins
Commissaire: Susan Jefferies
Gardiner Museum of Ceramics
111, Queen’s Park
Toronto
Du 20 juin au 10 septembre 2006
Garth Clark Gallery
24 W 57 east
New York, NY
Du 8 mai au 8 juillet 2006 |
NOTES BIOGRAPHIES
Jean-pierre larocque est l’artiste dont les Créations rassemblées sous le titre trapping Shadows constituent l’exposition inaugurale du Nouveau gardinermuseum of ceramics. C’est dire D’emblée la considération que les responsables De cet établissement relié au musée royal de L’ontario accordent à jean-pierre larocque et A son œuvre.
Comme beaucoup d’artistes, il est moins connu Chez lui, à montréal où il est né en 1953, où il Vit et travaille, qu’à l’extérieur en l’occurrence Aux états-unis et dans certaines provinces du Canada: ontario et colombie-britannique. Il A d’abord été formé à la gravure, au dessin et A la peinture à l’université du québec àmontréal, En 1972. Bien plus tard, en 1985, il s’est initié A la céramique à l’université concordia avant de Se perfectionner, en 1986, au new york state College of ceramics de l’alfred university dont Il sort diplômé en 1988. Il mène alors parallèlement Pendant une dizaine d’années une Carrière d’enseignant et d’artiste qui le conduit De l’université du michigan (detroit) à la California state university de long beach (los angeles) en passant par l’university of Georgia (athens). Il enseigne notamment de 1991 A 1993 à l’alfred university, lieu de sa véritable Formation de céramiste sculpteur. Au cours de Cette période, il entreprend de nombreux voyages Et séjourne en europe (notamment en italie et en Grèce), en asie (particulièrement en corée). Naturellement, il expose ses céramiques dans des Galeries d’art aux états-unis (new york, detroit, San francisco, los angeles…), au canada (vancouver, toronto). Il rentre à montréal en 1999. Jean-pierre larocque est boursier du Conseil des arts du canada.
Sous la signature de jacques-bernard Roumanes, vie des arts (no 171, pp. 40-43) a Publié l’article les échafaudages de la conscience Esthétique à l’occasion de l’exposition de jeanpierre Larocque intitulée inside-out au gardiner Museum of ceramics en 1998. |
N° 202, printemps 2006
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