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107 X 86,5 X 53,5 cm

 
 
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118 X 40 X 35 cm
 
 
   

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45 X 38 X 35 cm (approx.)
 
   
 


De gauche à droite et de haut en bas :
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102 X 49 X 48,5 cm

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118 X 56 X 51 cm

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102 X 49 X 48,5 cm

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105 X 50 X 46 cm

 

N° 202, printemps 2006

[ ART ACTUALITÉ ]   SCULPTURE

JEAN-PIERRE LAROCQUE
LE VOYAGE INACHEVÉ
Bernard Lévy
Photos : Bertrand Carrière

OBJETS DE CÉRAMIQUE, LES PERSONNAGES ET LES CONSTRUCTIONS DE JEAN-PIERRE LAROCQUE N’EN DÉMENTENT PAS LEUR ORIGINE TERRIENNE NI TERRESTRE. AU CONTRAIRE, ILS EN AFFICHENT LES SIGNES ET LES STIGMATES. LÀ N’EST PAS LEUR ÉNIGME MAIS LEUR VÉRITÉ. SOIT. ALORS POURQUOI SES SCULPTURES SEMBLENT-ELLES EMPREINTES DE MYSTÈRE ?

Vous commencez par voir un cheval. Il se trouve à l’entrée de l’atelier. Vous lui faites face. Vous le contournez. Vous l’observez d’un œil curieux des naseaux jusqu’à la queue, des sabots jusqu’à l’encolure. La bête n’a pas la stature d’un grand cheval mais passerait facilement pour un cheval arabe. Vous l’examinerez mieux un peu plus tard. Car vous êtes immédiatement attiré par un personnage : il s’agit d’un homme plutôt petit – 1,30 m ou 1,40 m – un étrange turban orne sa tête – est-ce bien un turban ? Il se tient debout ; ses vêtements ont vécu, comme on dit, et il est pieds nus. Vous ne vous attardez pas trop à détailler sa physionomie qui vous rappelle celle d’un sans-abri ou d’un brigand sorti d’un conte des Mille et Une Nuits parce que votre regard est aspiré par une enfilade de têtes de tailles démesurées : du front au menton, elles s’élèvent d’un bon mètre. Ah ! ces visages ! Ces visages, vous ne pouvez dire ce qu’ils expriment parce qu’ils expriment trop de sentiments à la fois et, de l’un à l’autre, trop de sentiments différents.

Vous n’êtes pas aux termes de vos surprises : vous passez en revue un alignement de maisonnettes ou, pour être précis, de maisons à échelle réduite et à l’architecture complexe pour ne pas dire tourmentée. Il vous faudrait au moins une heure pour saisir les finesses de leur construction. Ces maisonnettes, vous hésitez à les qualifier de pagodes, de temples, de refuges, de cabanes à oiseaux. Vous notez simplement que certaines d’entre elles partagent une structure semblable mais qu’il n’y en pas une pareille à l’autre.

Votre étonnement s’accroît encore quand vous remarquez que des cabanes sont juchées sur l’échine de certains chevaux. Impressionnants équipages que ces bêtes et leur chargement ! Vous les trouvez si étroitement unis, vous estimez d’emblée qu’ils s’harmonisent si bien qu’ils vous semblent avoir été destinés l’un à l’autre : mariage d’un cheval et de son bagage.

Vous faites encore quelques pas et une voix murmure en vous: « Il va falloir revoir ce regroupement de personnages et de choses plus lentement, plus en détail, plus soigneusement. » Furtivement, vous avez remarqué sur un mur un grand dessin peuplé d’une foule de têtes effarées : des clowns peut-être ; chacun d’entre eux, pris isolément, serait probablement drôle ; ensemble, ils vous feraient plutôt peur si vous les croisiez dans la rue : leur nombre et leur innocence même les rendent effrayants. Et puis, vous ne pouvez vous empêcher de penser qu’un jour, ils quitteront la feuille qui les retient et deviendront des sculptures comme les chevaux, les petits hommes, les têtes et les maisonnettes que vous venez brièvement de voir. Vous achevez ainsi le tour de l’atelier de Jean-Pierre Larocque, sculpteur. Sans doute procéderez-vous de même dans les salles du Gardiner Museum of Ceramics où cette collection de personnages en pied, de cabanes (c’est ainsi que l’artiste appelle ses maisons de taille réduite), de têtes chenues et ombrageuses, ainsi que de chevaux modestes et solides sur leurs appuis vous proposeront un moment de fraternité.

Faites abstraction de l’éventuelle galerie où seraient exposées les sculptures de Jean- Pierre Larocque. Regardez. Laissez-vous prendre par l’extraordinaire étrangeté de ce rassemblement de créations. Il s’agit moins de créatures que de créations : vous l’avez décrété une fois pour toutes. Observez chacune d’entre elles à tour de rôle et à une certaine distance d’abord. Que dire de ces maisonnettes, de ces chevaux libres ou harnachés, de ces têtes, de ces marcheurs vagabonds sans-abri ou brigands de grand chemin? Ils semblent tous venir de loin… Ils semblent tous arriver de contrées inconnues, innomées, non identifiées, non visibles. S’ils sont immobiles c’est que, devant vous, ils font une halte. D’ailleurs, quand vous aurez fini de les observer, ils reprendront sans doute leur route. Il vous faudra attendre une autre occasion pour les croiser sur votre chemin...

Trêve de dérive ! Approchez-vous !

DES FIGURES EMPREINTES DE MYSTÈRE
Observez comment ils sont faits. Ils sont composés d’argile. Devenus objets de céramique, ils ne démentent pas leur origine terrienne ni terrestre. Au contraire, ils en affichent les signes et les stigmates. Quelqu’un leur a insufflé la vie : ils en portent et en colportent les traces. Pourquoi le cacher ? Là n’est pas leur énigme mais leur vérité. Soit. Alors pourquoi ces sculptures vous semblent-elles empreintes de mystère ?

Elles transmettent la sensation qu’elles ne sont pas finies. Elles manquent de finition et elles ne sont pas achevées. En effet, l’artiste a gardé apparent le bâti qui a servi à les élaborer. Par exemple, il a laissé une partie de l’échafaudage d’argile durcie et de briques de terre cuite à partir duquel il a érigé chaque cheval entravant ainsi la marche de l’animal. Et puis la robe de la bête n’a pas été lissée ; elle comporte, réparties çà et là, des boursouflures, des marques nombreuses du matériau et de ses composés qui font office de tavelures sinon de lèpres ; en un mot d’imperfections. Vous avez l’impression que l’artiste n’a pas complètement débarrassé son chantier de ses supports et de ses gravats. Ce qui vous gêne tient au sentiment que vous éprouvez de non-finition de l’œuvre. De plus, elle vous semble inachevée. Il lui manque le brillant des glaçures et les effets de contrastes lustrés qui habituellement habillent les pièces de céramique. Il lui manque quelque chose mais vous ne sauriez dire quoi.

LES ÉPISODES D’UN ROMAN SANS FIN
L’artiste compte vingt ans de métier : nonfinition et inachèvement font partie de son travail de création. Leur conjugaison lui donne même son sens. C’est par là que Jean- Pierre Larocque suscite les émotions qui, à la vue de ses œuvres, vous retiennent et parfois vous bouleversent. C’est d’abord ce qui lui permet d’ancrer ses productions dans un récit dont certes il fait partie paradoxalement à la fois comme auteur et spectateur. Ce que racontent ses récits outrepassent sa personne non pas parce que ses créations lui échappent (ce serait banal) mais parce qu’elles engendrent leur propre histoire. En d’autres mots : elles poursuivent leur route.

Justement. Revenez vers l’un des petits hommes aux pieds nus. Il a figé son pas dans une sorte de garde-à-vous militaire. Approchez-vous. S’agit-il d’un soldat ? Les vestiges d’une cuirasse moulent son torse que couvrent partiellement les lambeaux d’un uniforme. Ils sont rapiécés mais on distingue encore des galons sur ces haillons. Approchez-vous davantage. Laissez-vous fasciner par les enchevêtrements de sa coiffe aux plis aussi savants que ceux d’un labyrinthe ou des circonvolutions des sillons d’un cerveau qui s’épanouirait hors d’un crâne ouvert. Cette coiffe enserre sa tête et entoure son visage aux yeux baissés. De quelle légion sort-il ? De quelle armée perdue ? De quelle bande de brigands ? De quelle lointaine guerre revient-il ? A-t-il déserté ? Il a dû marcher longtemps. Sans souliers, le voici réduit au rang de va-nupieds, de paria, de gueux, d’intouchable. Il est évidemment trop fier pour mendier. D’ailleurs, à certains détails de sa posture, vous ne pouvez lui nier une certaine noblesse : il paraît un peu las mais il se tient droit, la tête haute. Il n’est pas aux termes de son voyage. Vous le devinez. Et vous ne pouvez vous empêcher d’échafauder une histoire. Chaque bandelette de la sculpture vous y invite et pourrait à elle seule constituer l’épisode d’un roman. Les péripéties seraient différentes selon les points de vue. Et sans fin. Sculpture et roman inachevés.

Autres statues: les têtes. Plus énigmatiques encore que les autres œuvres, elles s’alignent côte à côte comme, par exemple, leurs consœurs de l’île de Pâques. Disposées face à face, elles formeraient une rangée qui rivaliserait avec une allée de sphinx. Les analogies avec d’autres enfilades de figures célèbres surgissent ainsi spontanément devant les têtes pétries par Jean-Pierre Larocque. Elles n’en élucident pas davantage le mystère qui les enveloppe. Les questions demeurent. D’où viennent-elles ses têtes ainsi sculptées ? Que font-elles en ce lieu ? Certes, comme les autres sculptures de Jean-Pierre Larocque, il émane d’elles le sentiment qu’elles ont parcouru un long voyage avant de se poser sur des socles constitués de faisceaux grossièrement équarris. Impossible sur ce point d’en savoir davantage.

L’artiste lui-même ne peut, au mieux, en guise d’éclaircissement, que révéler le processus de leur élaboration. Il a d’abord conçu un châssis rectangulaire de bois et puis, il l’a enveloppé de couches d’argile qu’il a, à tour de rôle et patiemment, creusées, bosselées, arrangées, réarrangées pendant de longs mois ; il a surtout, au fil de son inspiration, découpé et apposé, juxtaposé, superposé, entrelacé des rouleaux, des bandes et des bandelettes d’argile ; il parvient ainsi progressivement à modeler un visage, à créer une tête aux traits distincts (elle est reconnaissable entre toutes les autres).

Les résultats des diverses cuissons sollicitent et stimulent la création d’une tête qui de face comme de dos, de trois quarts ou de profil réagit (dialogue de l’artiste avec la matière et le feu) et forge son caractère. Tant de passages au four (cinq à six, souvent plus encore), tant d’ajouts et de soustractions contribuent à faire naître une physionomie dont la complexité échappe à quiconque tenterait d’en saisir les humeurs. La peau de ces visages témoigne à la fois des séismes de l’expérience de la vie et des blessures d’une conscience rapiécée. Elle recouvre peut-être les noirceurs de drames intérieurs, elle laisse deviner l’amertume que laissent les ambitions déçues… Bouches fermées, yeux éteints : elles sont terrifiantes ces figures. Leur placidité est-elle un gage de sagesse ou bien n’est-elle que celle d’un masque de théâtre ? S’agit-il des faces transformées de quelque OEdipe vieilli sorti d’une tragédie antique ? A-t-on affaire à des juges graves et sévères ? Avec leur demi-sourire, affichent-elles la grimace ou l’éclat de rire réprimé d’un pitre repenti évadé d’un dessin sur un mur ? Elles interrogent avec un calme inquiétant le passant, le voyageur.

Si un procédé de création semblable s’applique aux vêtements des brigands et aux revêtements des cabanes, il produit des effets différents.

LE DÉPLOIEMENT D’UNE PENSÉE
Il y a aussi les chevaux. Naguère (vers 1987) il étudiait alors l’art de la céramique, Jean-Pierre Larocque était simultanément à la recherche de formes originales. Or, admet-il, c’est la silhouette d’un cheval qui, la plupart du temps, naissait de ses crayonnages libres et abstraits. Il explique par là que, chez lui, le passage du dessin à la sculpture constitue une opération de transposition qu’accompagne ensuite une succession de procédés à la fois propres à l’art de la sculpture et à l’art de la céramique. Cependant, il insiste pour souligner la différence entre ses sculptures et celles qui traditionnellement résultent de suppressions (l’image tirée d’un bloc de bois ou de marbre), celles encore qui résultent d’un moule (en l’occurrence en argile et qu’on rejette après usage) destiné, par exemple, à servir de matrice à un bronze ou, enfin, celles qui se définissent par rapport à l’espace qu’elles animeront par le biais de la lumière (pièces constituées d’éléments qui jouent avec les vides et les pleins).

Les sculptures de Jean-Pierre Larocque expriment davantage un commentaire de la durée. Les formes qu’il élabore manifestent et surtout accusent l’usure du temps (agression, vieillissement, érosion, etc.) ; l’espace où elles se matérialisent s’impose en tant que lieu de déplacement : le lieu d’où l’on vient, le lieu où l’on est, le lieu où l’on va. S’il ignore d’où proviennent les silhouettes qui surgissent sous ses traits de crayon ou de fusain et qu’il isole, l’artiste sait et affirme qu’il s’efforce de travailler l’argile comme un matériau par le biais duquel il articule une pensée que façonnent ses mains. Il élague, additionne, aplanit, pétrit, masque, découpe, ajoute, retranche, insère, dégage : les formes qui émergent de ce processus acquièrent la densité d’une histoire qui leur est propre et qui ne coïncide donc pas, au moins sur le plan existentiel, avec celle de l’artiste; elles concourent au déploiement progressif d’une pensée via un medium – l’argile – qui s’y prête bien.

MOBILITÉ MAJESTUEUSE DES CARAVANES
Du souci d’engager une réflexion sur l’abstraction s’est dégagée l’image d’un cheval. Nul besoin d’entreprendre une psychanalyse pour comprendre qu’il s’agit du « cheval que chacun porte dans sa tête ». Il n’a donc aucun lien avec l’un des emblèmes de la figuration romantique voire sentimentale. Le cheval, chez Jean-Pierre Larocque, pourrait être perçu globalement comme l’expression d’une métaphore de la condition humaine à laquelle, en tant qu’animal domestique, il est historiquement associé ; en fait, il incarne plutôt l’expression du lien nature-culture avec tout ce qu’il recèle de conflit et de conciliation. Dans cette perspective, l’artiste trouve parfaitement justifié de rendre visible ce qui a rendu l’image possible soit l’échafaudage qui non seulement soutient la sculpture mais la fait être ce qu’elle est. La charpente revêt ainsi une importance au moins aussi essentielle que le sujet de l’œuvre.

Au fil du XXe siècle, dans les sociétés occidentales mécanisées, le cheval a progressivement perdu sa valeur d’animal utilitaire et donc son rapport de proximité avec la plupart des gens appartenant à ces sociétés. Le phénomène est néanmoins relativement récent et surtout il n’est pas encore totalement généralisé à l’échelle de la planète. En tout état de cause, son image appelle des réminiscences – fussent-elles anachroniques – que s’emploie à susciter Jean-Pierre Larocque. Il s’agit d’un travail de provocation. L’artiste provoque un choc en plaçant nez à nez un cheval et un être humain : choc du passé et du présent, choc d’une histoire dans l’Histoire, choc du monde nomade et du monde sédentaire, choc du primitivisme et de la modernité… Ces traumatismes se lisent sur la peau noircie des chevaux qui n’en poursuivent pas moins, quoiqu’ils soient immobiles, leur marche obstinée. Car les bêtes créées par Jean-Pierre Larocque ne sont pas des alezans fringants, ni des pur-sang nerveux. Il s’agit de chevaux de trait courts sur pattes dont la morphologie rappelle celle des chevaux honorés par la dynastie Tang du VIIe au Xe siècle en Chine. Encore ne s’agit-il ici (faut-il le préciser ?) que d’un rapprochement puisque les chevaux de Jean-Pierre Larocque manifestent l’expression d’une pensée qui joue à la fois sur l’esprit des formes et des formes de l’esprit. Créateur, il laisse voir autour de leurs sabots et sous leur ventre la glèbe de leur genèse.

Il en va de même des cabanes. Qu’il s’agisse des humbles maisons aux toits pentus ou des corbeilles aux frontons chamarrés, elles résultent toutes du jeu d’amoncellements et de soustractions propre aux créations de Jean-Pierre Larocque. Une fois de plus, elles constituent des images aux interprétations multiples: refuges, maisons d’oiseaux, ruches, nacelles, temples ou autels transportables… Alignées côte à côte, elles symboliseraient la sédentarité (la fin du voyage, la fin de l’errance) si les éléments disparates de leur construction et leurs nombreuses cloisons et poutres disjointes ne trahissaient leur caractère d’abri temporaire ou, d’un point de vue artistique, d’œuvre évidemment non finie mais surtout improvisée.

Harnachées sur le dos des chevaux, elles en rehaussent la stature et elles empruntent, ainsi juchées, la noblesse des nacelles ou celle des chaises pour aller à dos d’éléphant. Leur image alors les associe à la mobilité majestueuse des caravanes, aux paysages de sables et de dunes aux confins de déserts qui relient des civilisations oubliées… Ces cabanes viennent de loin et s’en vont loin. Elles invitent au rêve, au voyage. Autant les têtes sont théâtrales, autant les maisons sur l’échine des chevaux sont cinématographiques; elles figureraient dans un film où le mot fin ne viendrait jamais.

Si l’argile a sa propre histoire, il revient à l’artiste d’en détourner le cours; Jean-Pierre Larocque, sculpteur, lui insuffle une vie dont il ignore les fins. Comme la vie même.

 

CATALOGUE
TRAPPING SHADOWS
ESSAIS: SUSAN JEFFERIES,
PAUL BOURASSA
ENTRETIEN DE JEAN-PIERRE LAROCQUE
AVEC SUSAN JEFFERIES
PHOTOS: BERTRAND CARRIÈRE, PIERRE LONTIN
96 PAGES

UN ENREGISTREMENT VIDÉOGRAPHIQUE OÙ L’ON VOIT L’ARTISTE À L’OEUVRE DANS SON ATELIER ACCOMPAGNE L’EXPOSITION.
RÉALISATION:
CAROLANE SAINT-PIERRE.
COMMANDITE PRINCIPALE:
TÉLÉ-QUÉBEC.

 

EXPOSITION
JEAN-PIERRE LAROCQUE
TRAPPING SHADOWS
Céramiques et dessins
Commissaire: Susan Jefferies

Gardiner Museum of Ceramics
111, Queen’s Park
Toronto
Du 20 juin au 10 septembre 2006
Garth Clark Gallery
24 W 57 east
New York, NY
Du 8 mai au 8 juillet 2006

 

NOTES BIOGRAPHIES

Jean-pierre larocque est l’artiste dont les Créations rassemblées sous le titre trapping Shadows constituent l’exposition inaugurale du Nouveau gardinermuseum of ceramics. C’est dire D’emblée la considération que les responsables De cet établissement relié au musée royal de L’ontario accordent à jean-pierre larocque et A son œuvre.

Comme beaucoup d’artistes, il est moins connu Chez lui, à montréal où il est né en 1953, où il Vit et travaille, qu’à l’extérieur en l’occurrence Aux états-unis et dans certaines provinces du Canada: ontario et colombie-britannique. Il A d’abord été formé à la gravure, au dessin et A la peinture à l’université du québec àmontréal, En 1972. Bien plus tard, en 1985, il s’est initié A la céramique à l’université concordia avant de Se perfectionner, en 1986, au new york state College of ceramics de l’alfred university dont Il sort diplômé en 1988. Il mène alors parallèlement Pendant une dizaine d’années une Carrière d’enseignant et d’artiste qui le conduit De l’université du michigan (detroit) à la California state university de long beach (los angeles) en passant par l’university of Georgia (athens). Il enseigne notamment de 1991 A 1993 à l’alfred university, lieu de sa véritable Formation de céramiste sculpteur. Au cours de Cette période, il entreprend de nombreux voyages Et séjourne en europe (notamment en italie et en Grèce), en asie (particulièrement en corée). Naturellement, il expose ses céramiques dans des Galeries d’art aux états-unis (new york, detroit, San francisco, los angeles…), au canada (vancouver, toronto). Il rentre à montréal en 1999. Jean-pierre larocque est boursier du Conseil des arts du canada.

Sous la signature de jacques-bernard Roumanes, vie des arts (no 171, pp. 40-43) a Publié l’article les échafaudages de la conscience Esthétique à l’occasion de l’exposition de jeanpierre Larocque intitulée inside-out au gardiner Museum of ceramics en 1998.

 

 

N° 202, printemps 2006

© 2006 Vie des Arts