 |
N° 211, été 2008
[ A R T A C T U A L I T É ]
LE LOUVRE
OU PRESQUE
CHRISTIANE BAILLARGEON
D’UNE SALLE À L’AUTRE, C’EST EN SE TENANT AU FIL CONDUCTEUR
DE L’EXPOSITION SOIT LES ARTS ET LA VIE QUE LE VISITEUR APPRÉCIERA
VRAIMENT LA BEAUTÉ DES OEUVRES PRÊTÉES PAR LE LOUVRE PAR DELÀ LEURS ORIGINES HISTORIQUES ET GÉOGRAPHIQUES LOINTAINES.
La structure thématique privilégiée pour promouvoir le Louvre
diffère des modalités habituellement adoptées par les conservateurs
du célèbre musée. Ils s’y sont ralliés car le contexte familier évoqué par le sous-titre « Les arts et la vie » offre l’avantage de permettre
au visiteur de trouver des traits communs liant sa réalité contemporaine
aux civilisations les plus anciennes. Prêtées par les huit
départements autonomes du Louvre, les 274 oeuvres minutieusement
choisies pour composer Le Louvre à Québec. Les arts et la vie,
exposition encyclopédique, sont regroupées autour de quatre aspects
des activités humaines : « aimer et mourir », « apprendre et oeuvrer », «habiter et embellir », « célébrer et se divertir ». La singularité de
l’ensemble se fonde principalement sur l’originalité des juxtapositions
qui résultent de l’approche thématique.
| LE LOUVRE! VOICI CE QUE LA FRANCE OFFRE – OU PRESQUE – À LA VILLE
DE QUÉBEC À L’OCCASION DE SON 400e ANNIVERSAIRE. CE PRÉSENT EST-IL
EXCESSIF? ASSURÉMENT NON PUISQUE LA RICHESSE DU SYMBOLE ENTEND ÊTRE
À LA MESURE DES CONTRIBUTIONS DE LA FRANCE À L’AMÉRIQUE DEPUIS
L’ARRIVÉE DE SAMUEL DE CHAMPLAIN. EN FAIT, LE DÉPLACEMENT DE QUELQUES
PIÈCES DE LA PRESTIGIEUSE COLLECTION VIENT EXALTER LA RENCONTRE
PRIMORDIALE ENTRE LES ARTS ET LA VIE. AINSI, CE FABULEUX PRÉSENT REND
ACCESSIBLE LA MAGIE UNIVERSELLE DE L’ART À TRAVERS L’ESPACE ET LE TEMPS.
ÉBAUCHÉ EN 2003, LE PROJET A ÉVOLUÉ PENDANT PRÈS DE QUATRE ANS ET
DEMI. IL S’INSCRIT DANS UN ÉLAN RÉCIPROQUE ENTRE, D’UNE PART, L’INTENTION
AVOUÉE DU DIRECTEUR DE L’INSTITUTION FRANÇAISE, M. HENRI LOYRETTE,
D’OUVRIR DAVANTAGE LE LOUVRE HORS DE FRANCE ET, D’AUTRE PART, LA VOLONTÉ
DES REPRÉSENTANTS QUÉBÉCOIS, LE DIRECTEUR DU MUSÉE NATIONAL DES BEAUXARTS
DU QUÉBEC (MNBAQ), M. JOHN PORTER, ASSISTÉ DE LA CONSERVATRICE
LINE OUELLET, D’AFFIRMER LE POUVOIR D’ATTRACTION ET DE RAYONNEMENT
DU MUSÉE HORS DU QUÉBEC. L’EXPOSITION LE LOUVRE À QUÉBEC. LES ARTS
ET LA VIE EST DONC LE RÉSULTAT D’UNE VÉRITABLE COLLABORATION. |
LES QUATRE SAISONS DE LA VIE
La sculpture domine le regroupement
explorant « aimer et mourir» en abordant autant
le besoin d’aimer que la peur de la mort.
Par la représentation du coupleà travers différentes époques, la section
rassemble des oeuvres funéraires de l’Égypte
pharaonique, de la Grèce antique et de
l’Empire romain, des reliefs et des rondebosses
du Proche-Orient ancien remontant
au deuxième millénaire avant J.-C. célébrant
les dieux. La section comporte aussi des
bronzes, des marbres et des terres cuites de
l’Europe du XIVe au XIXe siècle réalisés par
les sculpteurs Dardel, Gerchter, Cortot et
Ruxthiel qui figurent l’amour mythologique
par des représentations du corps humain
d’une éloquente beauté.
La peinture et le dessin sont
mis en valeur par le sous-thème « apprendre et oeuvrer » qui
introduit les apprentissages et
les métiers, particulièrement,
le métier d’artiste. Plusieurs
huiles sur toile européennes
datant des XVIIIe et XIXe siècles
montrent des ateliers, des
autoportraits et des portraits
d’artistes, par exemple : le Coin
d’atelier. Le poêle attribué à Delacroix,
l’Atelier de Corot (vers 1873), l’Intérieur de
l’atelier de David par Cochereau (1814),
Charles LeBrun et Pierre Mignard peints
par Rigaud (1730) ou les autoportraits de
l’Espagnol Milandez (1746) et de Hortense
Haudebourt-Lescaut (1825), une des rares
artistes femmes de cette époque dont l’histoire
ait retenu le nom. L’évocation du métier
d’artiste se termine par une extraordinaire
sélection de dessins faisant l’éloge de la
puissance de la création en cours : une série
d’études anatomiques du cheval réalisées par
Bouchardon (entre 1749 et 1754) pour le
monument équestre de Louis XV. Complètent
cette sélection, des nus (1709) réalisés à la
sanguine et au pastel par Coypel, peintre
du Roi et de Versailles. Toutes les oeuvres sur
papier seront renouvelées pendant l’événement;
en effet, pour des raisons de conservation,
elles devront subir une rotation afin
d’éviter qu’elles soient exposées à la lumière
pendant une période supérieure à trois mois.
La section «habiter et embellir » met en
évidence les façons de se loger et d’orner son
intérieur, à l’image de son statut et à travers
des objets utilitaires et décoratifs. D’une
impressionnante rareté, à cause de leur
antiquité, puisque certaines pièces ont été façonnées au 3e millénaire avant J.-C., et
considérant que l’Orient islamique est peu
exposé au Québec. Des plans architecturaux,
des maquettes et des vases du Proche-Orient
sont juxtaposés à des objets utilitaires dont
certains servaient à la parure aux époques
pharaonique et romaine : des peignes, des
bijoux, des coffrets, des tabourets offrent une
richesse de formes, de matériaux et de techniques
étonnante. De très beaux objets
réalisés en Orient islamique entre le VIIe et
le XVIIIe siècle, plusieurs céramiques architecturales
aux couleurs extraordinaires, dont
des tympans de mosquée et des panneaux de
mausolée de Damas, s’ajoutent à la sélection.
Les fervents de la Renaissance et du Moyen
Âge européens seront heureux de voir
l’Offrande du coeur, superbe tapisserie, de
même que des feuillets de tablette à écrire,
des coffrets référant à la littérature et
à l’époque de l’amour courtois, à laquelle
remonte le commencement de l’amour
choisi.
«Célébrer et se divertir » porte sur les
rituels que l’être humain crée pour marquer
les saisons, célébrer les dieux, en ayant
recours aux arts de la danse, de la musique
et du théâtre. Le thème abordé d’une façon
ouverte, fait cohabiter tous les médiums.
Des céramiques datant de la Grèce Antique
et de l’Empire romain illustrent le théâtre et
le jeu : elles côtoient Les danseuses du pape
Borghese (vers 130 avant J.-C.), un relief
de marbre dont la taille révèle une finesse
remarquable. Des représentations du
mouvement en sculpture, des danseuses
de Jean-François Lorta, James Pradier et
Berrier et une série de gravures évoquant des
fêtes offertes par les rois, pour toutes sortes
d’occasions (mariages, victoires militaires,
etc.). Des toiles peintes en Europe aux XVIIIe et XIXe siècles complètent la section, rappelant
la manière caravagesque, cette série d’allégories
et de scènes de fêtes inclut des
tableaux signés Valentin de Boulogne, Claude
Vignon, Frans Hals (Le bouffon au Luth, vers 1623-1624), Jean-Honoré Fragonard
(La musique, 1709) et Francesco
Guardi.
LA COHABITATION
DES CIVILISATIONS
Le MNBAQ a porté une grande
attention aux supports d’information
mis à la disposition des visiteurs.
Outre les outils habituels (audioguides
présentant un abrégé des
trente stations, textes didactiques,
cartels, étiquettes détaillées, visites
commentées, etc.), un livret dans
lequel chaque oeuvre est commentée
peut être emprunté pour la visite et
acquis éventuellement à la boutique
du Musée ; enfin, un magnifique
catalogue, comportant toutes les
reproductions et de nombreux textes
descriptifs, se veut le miroir de
l’exposition. Le Musée propose un
programme de conférences qui seront
données par les conservateurs et le film Le
Louvre, la visite projeté en continu présente
chaque département. Deux espaces didactiques
sont aménagés : l’un expose des copies
des oeuvres antiques qui pourront être
touchées, notamment le torse de La Vénus et
Le Gladiateur de Borges, destinées d’abord
aux aveugles et aux malvoyants ; l’autre
déploie les résultats d’une vaste étude sur La Joconde à laquelle ont collaboré des
chercheurs du Centre national de recherche
du Canada. Ils ont exploité une technologie
photonumérique 3D qui rend très visibles les
détails de la surface et de la structure de
l’oeuvre du maître. Le célèbre portrait y est
présenté dans tous ses états : à l’endroit,
à l’envers, en noir et blanc, en format réel,
agrandi et sur support vidéographique.
Judicieuses façons de rendre accessible l’un
des plus célèbres chefs-d’oeuvre du Louvre
sans lui causer le moindre préjudice.
Le département du Moyen-Orient occupe
une place considérable. Comme il est présentement
fermé pour restauration, ses responsables
ont pu consentir un prêt exceptionnel.
Parmi les caractéristiques dominantes de
cette sélection, il faut souligner le travail
épigraphique, l’écriture comme élément
du décor, incluant des retranscriptions du
Coran, dont on a parfois la traduction grâce
aux connaissances des conservateurs.
L’ensemble inclut aussi quelques rares pièces
figuratives : Le Vase de Barberini (Syrie 1237-
1260), un décor ciselé d’argent et La Coupe au cavalier fauconnier rehaussée d’or (Iran,
début du XIIIe siècle).
Le Louvre à Québec ne se propose pas
comme une copie miniature du Louvre ;
l’exposition constitue plutôt une relecture
de la Collection, une rencontre avec la
muséologie thématique, interdisciplinaire,
transversale. Elle offre ainsi la particularité
de faire cohabiter diverses civilisations ; elle
réussit la prouesse d’embrasser les aspects
fondamentaux de l’existence humaine à
partir de pièces éloignées les unes des autres
par les aléas de l’histoire et les contingences
géographiques et que rien d’autre n’aurait pu
mieux relier. Il revient au visiteur de faire ses
choix, d’élire ses propres coups de coeur et
de profiter d’une immense richesse transhistorique
et transartistique qui n’aura jamais
été aussi proche. La diversité suscite l’émerveillement,
sa cristallisation impose l’admiration,
celle réservée aux trésors.
LE LOUVRE À QUÉBEC
ZÉPHYR ET PSYCHÉ,
DAPHNIS ET CLHLOÉ ET TOUS LES AUTRES
Ghislain Clermont
IL FALLAIT VOIR LA MISE EN CAISSE
DES DERNIÈRES PIÈCES QUE LE MUSÉE
DU LOUVRE A ENVOYÉES AU MUSÉE NATIONAL
DES BEAUX-ARTS DU QUÉBEC !
Un gros engin s’installe devant le Zéphyr et Psyché de Henri-Joseph Rutxhiel ; aussitôt, de diligents et habiles employés
s’activent autour de ce marbre imposant et pas facile à manipuler.
Ils empoignent avec dextérité la sculpture, la font glisser sur des
palettes cirées jusqu’à une solide caisse à double structure où ils la déposent avec délicatesse. Elle est vite arrimée dans sa cage
rembourrée. Elle n’en sortira pas avant la fin du long voyage qui
la conduira outre-Atlantique, à Québec, au bord du Saint-Laurent.
Henri-Joseph Ruxthiel (1775-1837)
Zéphyr et Psyché
Salon de 1814
Marbre
162 x 141 x 60 cm
Musée du Louvre, département des Sculptures
Photo : © Musée du Louvre / Pierre Philibert |
La scène s’est déroulée ainsi plusieurs fois, les deux derniers
jours d’avril, un mois avant l’ouverture de l’exposition Le Louvre
à Québec. Les arts et la vie. John R. Porter, directeur du Musée
national des beaux-arts du Québec, et Henri Loyrette, président
directeur du musée du Louvre, ainsi que les conservateurs associés
au vaste projet tenaient à prendre à témoin les journalistes et
critiques d’art qu’ils avaient invités, de l’envergure de l’entreprise.
Certes Zéphyr et Psyché est la pièce la plus volumineuse de
l’exposition. De style néo-classique, elle a été
présentée au Salon de 1814. Il fallait voir
avec quelles précautions les manutentionnaires
l’ont déplacée de son socle. Dans l’aile
Richelieu du Louvre, nous retenions notre
souffle. Inquiétude non fondée car ces spécialistes
connaissent leur métier. Cette pièce
captivera certainement le public pour la
pureté du marbre, la dynamique du geste,
la transparence du voile et la hardiesse de
la composition.
Ce fut le tour, ensuite, d’un sarcophage
romain, moins fragile mais très lourd,
puis d’un petit marbre, Daphnis et Chloé,
que Jean-Pierre Cortot présenta au Salon
de 1827. Sa mise en caisse exigeait tout de
même de grands soins.
Une douzaine d’objets d’art auront eu
le privilège de voyager non pas dans les
soutes d’un avion mais dans la cabine,
comme des passagers et, comme eux, solidement
accrochés à leur siège, à côté de la
conservatrice qui veille sur ses protégés avec
sollicitude. Par exemple, des coffrets en ivoire d’éléphant du
XIVe siècle et un coffret de mariage provenant d’Italie du Nord
(début du XVe siècle). La conservatrice des Objets d’art nous a
montré quelques petites pièces fort délicates, encore dans les
vitrines, qu’elle a depuis apportées avec elle à Québec avec bien
des égards, car (ce sont les mots de John Porter) « à chaque pièce
correspond un rituel particulier ».
Jean-Pierre Cortot (1787-1843)
Daphnis et Chloé,
salon de 1827
Marbre
153 x 81 x 82,5 cm
Musée du Louvre, département des Sculptures
Photo : © Musée du Louvre/ Pierre Philibert |
Peu nombreuses cependant sont les pièces que l’on bichonne
à ce point. Dans les gigantesques caves du Louvre, reliées par des
couloirs où les rares visiteurs sont conduits sous bonne garde, le
groupe de journalistes a pu voir les dizaines de caisses, solides
et lourdes, dans lesquelles se trouvaient près de 300 peintures,
sculptures, tapisseries, estampes et dessins, objets d’art et bijoux.
Avec mille précautions, elles ont toutes été auscultées, nettoyées
ou restaurées au besoin et photographiées. Les moindres
imperfections ont été notées et l’on procèdera de même au
retour de l’exposition.
Moments magiques que ceux-là ! Aboutissement d’un projet
utopique quand John Porter l’a conçu. Et voilà qu’il prend forme,
là, sous nos yeux !
Henri Loyrette se déclare fier et heureux d’avoir mis pour la
première fois simultanément à contribution les huit départements
de son prestigieux musée au nom « des liens historiques et sentimentaux
qui unissent la France et le Québec». De leur côté, les
conservatrices Line Ouellet (MNBAQ) et Geneviève Bresc-Bautier
(Louvre) ont mobilisé l’ensemble du musée, des Antiquités aux
Peintures, des Sculptures aux Arts de l’Islam, des Objets d’art
aux Arts graphiques, etc. Évidemment, les conservateurs de chaque
département ont collaboré au projet avec enthousiasme. Il fallait
les entendre parler avec chaleur des précieuses pièces soigneusement
sélectionnées pour correspondre aux thèmes choisis par
le Musée du Québec : portraits de Louis XV et
de peintres, statues équestres, oeuvres monumentales
et petits objets, bijoux et vases, etc.
Ils se sont mis au travail dès février 2003 !
Au cours de l’été 2008 certains d’entre eux
donneront des conférences à Québec pour
éclairer davantage certains thèmes de
l’exposition.
Tant Geneviève Bresc-Bautier que John Porter
ont précisé que même si aucune oeuvre phare
du Louvre ne quittera Paris, ce qu’on verra
cet été à Québec : « ce sont des pièces réellement
exposées au Louvre ; elles sont toutes
montrées au Canada pour la première fois ».
«À côté d’oeuvres relativement connues, il y a
des oeuvres inhabituelles », souligne Line
Ouellet. « Il s’agit, précise-t-elle, de proposer
de vraies confrontations et d’innover en
termes de muséologie et non de proposer
un florilège, un Gotha de l’art mondial. » Le
directeur Porter a renchéri : « cet événement
veut montrer que l’art est indissociable de la
vie, que création artistique et vie quotidienne
sont étroitement associées, que les beaux-arts sont des vecteurs
privilégiés des thèmes choisis : Aimer et mourir, Apprendre
et oeuvrer, Habiller et embellir, Célébrer et se divertir.»
Les conservateurs du Louvre ont déclaré que cette exposition
leur avait permis de jeter un regard inédit sur bon nombre
d’oeuvres. Ils ont été heureux de se concerter pour que les pièces
choisies se répondent bien les unes les autres, pour qu’elles
s’intègrent parfaitement dans les thèmes et les sous-thèmes, pour
qu’elles touchent le public grâce à leurs liens iconologiques
pertinents. Ce défi de travailler en équipe, avec leurs collègues
de Québec, pour monter une exposition de type presque pluridisciplinaire
les a stimulés et ils estiment avoir réussi à faire
cohabiter tapisseries et dessins, sculptures égyptiennes et
européennes, l’art de Venise et celui de Turquie.

Vase au nom du sultan ayyoubide
al-Malik al-Nâsir, Salâh al-Dîn Yûsuf,
«Vase Barberini », 1237-1260
Damas ou Alep (Syrie)
Alliage cuivreux martelé, décor repoussé,
gravé, incrusté d’argent et de pâte noire
46 x 36 x 36 cm
Musée du Louvre, département des Arts
de l’Islam
Photo : © Musée du Louvre/ Raphaël Chipault
|
Avec mes remerciements à Line Ouellet, conservatrice
au Musée national des beaux-arts du Québec.
EXPOSITIONS
LE LOUVRE À QUÉBEC.
LES ARTS ET LA VIE
Musée national des beaux-arts
du Québec
Parc des Champs-de-Bataille
Québec
Tél. : 418 643-2150
1 866 220-2150
Commissaire: Line Ouellet,
conservatrice au Musée national
des beaux-arts du Québec
Du 5 juin au 26 octobre 2008
Livret d’accompagnement : 11,95 $
|
N° 211, été 2008 |
 |