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  L’exposition FRÉDÉRIC BACK, Une NATURE TÉMOIN est divisée en trois sections :  
   
 
Parabole des aveugles, 2006
Crayon de couleur sur acétate dépolie
et pastel sur papier vélin, 30,2 x 40 cm
Atelier Frédéric Back. Inv. 30109
Photo : © Atelier Frédéric Back Inc.
 
 


L’ARTISTE ENGAGÉ
Des affiches et des dessins satiriques témoignent de l’engagement social de Frédéric Back.

Les affiches ont été créées pour des organismes tels que la coalition Eau-Secours ; les dessins satiriques dénoncent notamment les mauvais traitements infligés aux animaux ou encore les effets de la pollution industrielle.

 
   
 
Rivière Rouge, 1950
Gouache sur papier vélin, 28,4 x 36,2 cm
Atelier Frédéric Back. Inv. 02132
Photo : © Atelier Frédéric Back Inc.
 
 


LE TÉMOIN DE LA NATURE
Carnet de dessins, ainsi que peintures (gouaches, aquarelles, encres, huile) composent cette section.

Un carnet de dessins exécutés en 1948 lors d’un séjour au Lac à la Loutre (Québec), des gouaches de paysages du Québec et des études à l’encre d’animaux expriment la fascination qu’exercent la faune et la flore sur Frédéric Back. Un carnet de dessins datant de 1949 rappelle les voyages de l’artiste dans l’Ouest canadien ; des aquarelles et une huile sur toile évoquent les grandes forêts de séquoias, de cèdres et la culture haïda.

 
   
 
Le fleuve aux grandes eaux –
Pêche à l’esturgeon
, 1993
Crayon de couleur sur acétates montées en séquence, et pastel sur papier vélin, 22,7 x 70,8 cm
Société Radio-Canada. En dépôt, Cinémathèque québécoise. Inv.
2009.0014.AN
Photo : MBAM, Christine Guest, 2009
 


LE CINÉASTE D’OPINION
Des pastels et des dessins sur acétates forment des séquences des films qui ont contribué à l’immense notoriété de Frédéric Back.

Les films Mémoire de la terre (2002), Le fleuve aux grandes eaux (1993) soulignent la précarité de la faune terrestre et aquatique face aux abus dont sont victimes les animaux. Quatre planches illustrées du livre Les bélugas ou l’adieu aux baleines écrit par Pierre Béland de même que quelques encres et dessins au crayon gras donnent une bonne idée des sources de référence de l’artiste. Et, bien sûr, des séquences d’acétates originaux du célèbre L’homme qui plantait les arbres (1987) qui a valu son deuxième Oscar à l’artiste, illustrent l’engagement de l’artiste en faveur de l’environnement. Enfin, un montage de courts extraits de ces trois films et du film Tout ou rien (1978) bouclent la présentation.

N° 215, été 2009

[ P L E I N    F E U X ]

FRÉDÉRIC BACK
UNE NATURE TÉMOIN
Entretien avec Frédéric Back
Texte : René Viau

 

Militant écologiste de la première heure, Frédéric Back met son crayon au service de ses convictions : le respect de la nature et sa sauvegarde. Parallèlement à l’exposition Grandeur nature sur la peinture et la photographie de paysages canadiens et américains entre 1860 et 1918, le Musée des beaux-arts de Montréal présente une exposition consacrée à l’oeuvre de Frédéric Back. Une centaine de ses oeuvres souvent inédites, gouaches, dessins et, bien sûr, des extraits de ses films d’animation y seront présentés. En primeur, une oeuvre créée spécialement pour cette exposition, L’horreur boréale, agira comm e un cri d’alarme auprès des visiteurs. « N ous avons décidé de permettre à un de nos grands créateurs de présenter dans notre musée sa démarche artistique en faveur de la nature car c’est également pour nous une occasion de souligner notre volonté d’agir afin de protéger l’environnement et de contribuer collectivement aux eff orts déployés par la comm unauté dans cette voie » a tenu à préciser la directrice du Musée des beaux-arts de Montréal, Nathalie Bondil.

– René Viau. Vous avez fait les beauxarts à Rennes ?

Frédéric Back. Réfugié dans cette ville. J’ai eu la chance d’avoir un maître extraordinaire : Mathurin Méheut. Sa façon de faire et d’être a été pour moi une leçon de vie.

C’était un artiste complet. Il faisait de la céramique. Il travaillait le métal pour des décors et des pièces d’orfèvrerie. Il était muraliste. Il a illustré une série de livres sur les vieux métiers bretons. Malgré toute son expérience, il était d’une modestie incroyable. Tout ce qu’il savait – et il en savait beaucoup – il le redonnait.

L’école avait été déplacée à cause de la guerre. Nous étions logés dans le pourtour du Musée de Rennes. Nous avons passé la première année à démonter et à rouler les chefs-d’oeuvre du musée afin de tout mettre en sécurité. Durant la deuxième année, alors que la ville était occupée par les Allemands, Mathurin Méheut est arrivé. Avec lui, j’ai découvert la couleur. Il donnait un sens à ce qu’on faisait. La considération n’existait pas toujours pour les élèves à ce moment-là. Mathurin Méheut, au contraire, nous accordait toute son attention.

« J’ai beaucoup travaillé d’après nature mais pour moi, le dessin n’est qu’un
moyen pour atteindre les gens. Ils doivent devenir davantage des acteurs afin
de réparer les dégâts faits dans le passé. Il faut faire contrepoids. On ne peut rester à rien faire. »

– Pourquoi vous être inscrit aux beaux-arts ?

J’ai toujours dessiné. Le dessin a toujours été ma passion. J’aimais la musique. Toutefois, je trouvais que le dessin est vraiment l’expression de la pensée. Je n’avais pas du tout l’ambition de devenir un peintre célèbre. Je voulais simplement transmettre des choses qui me touchaient, qui me faisaient mal ou que je trouvais belles.

UNE HISTOIRE D’AMOUR
– Vous débarquez à Montréal quelques années après. Vous étiez attiré vers le Canada ?

J’avais été frappé par les oeuvres de Clarence Gagnon pour Maria Chapdelaine publiées avant la guerre dans l’IIlustration. J’ai vécu en Alsace. Jeune, je voyais dans la neige un miracle qui transformait tout. Je voulais aller vers un pays de neige. Je suis parti sans visa sur un vieux rafiot. Nous avons eu une panne en mer. La traversée a duré 50 jours.

Une jeune fille avec qui je correspondais est venue me chercher à l’arrivée du bateau. Ghylaine Paquin était institutrice de rang. Son père était chef de gare à Huberdeau dans les Laurentides. Elle m’envoyait de longues lettres décrivant la vie de son village. Cela a été le coup de foudre ! Je la connaissais déjà par ses écrits. En la voyant, je l’ai trouvée tellement belle ! Nous allons fêter bientôt nos 60 ans de mariage ! Notre voyage de noces à travers le Canada m’a donné l’occasion de dessiner des images uniques de ce pays alors presque sauvage. Aujourd’hui, ma femme est paralysée. Je passe mes journées auprès d’elle. Je fais tout ce que je peux pour lui alléger cette souffrance…


Les bélugas – planche 2 pour Les bélugas
ou L’adieu aux baleines, 1996
Crayon de couleur sur papier vélin, 41,2 x 29,3 cm
Pierre Béland, Éditions Libre Expression, Montréal, 1996
Collection Loto-Québec. Inv. 31045
Photo : Paul Litherland. Marie-Christine Demers
de l’Atelier Frédéric Back Inc.

J’AI TOUJOURS DESSINÉ.
LE DESSIN A TOUJOURS ÉTÉ MA PASSION.

– …Il y a 60 ans vous êtes à Montréal. Vous voulez dessiner ?

Mon intention était de rassembler assez de documentation pour faire un livre sur la vie rurale du Québec de cette époque-là. J’ai d’abord travaillé sur les fermes. Je trayais les vaches. Je ramassais le foin. Je dessinais. J’étais un témoin de cette réalité. Je m’intéressais également à la culture des peuples autochtones. À ce moment aussi, j’avais comme projet d’illustrer leurs légendes qui sont fabuleuses. Ensuite, j’ai été engagé à l’École du Meuble et à l’École des beaux-arts comme professeur. Cela a changé mes plans. Puis la télévision est apparue en 1952. Ce moyen de communication fabuleux m’a tout de suite intéressé. Fernand Séguin, Pierre Mercure… tous ces créateurs venus fonder la télévision arrivaient avec leurs connaissances. Ils venaient du théâtre ou de la musique, de l’Office National du Film, de la science, du journalisme. Quel bouillon de culture formidable ! Le public s’est tout de suite passionné.

Il y avait tellement d’informations visuelles à communiquer sur les animaux, les traditions, toutes les cultures qui existaient dans le monde. Je travaillais sans relâche. Dessiner. Dessiner. Dessiner. Ces émissions, pour Fernand Séguin c’étaient La Joie de Connaître, La Science en pantoufles… Pendant trois ans, j’ai fait les décors pour Le Roman de la Science. Chaque semaine, il fallait reconstituer les objets, ainsi que les appareils scientifiques. La documentation était extrêmement difficile à réunir à cette époque.


Carnet Québec 1948-1949, Lac à la loutre –
Maison l’hiver et Maison sous la neige, 1949
Dans un carnet relié par l’artiste, encre de Chine
et gouache sur papier vélin, 25,1 x 32,7 cm chaque
Atelier Frédéric Back. Inv. 02414-02415
Photo : MBAM, Christine Guest, 2009

– C’était avant Google ! En venant ici vous aviez découvert de nouveaux artistes ? Des peintres paysagistes ?

Il y avait le groupe des Sept, Emily Carr… et Pellan. Il y avait aussi les automatistes qui refusaient la représentation de la réalité. À Radio-Canada, j’étais dans le réalisme documentaire. Je devais donner le plus possible d’informations sur les animaux, sur les insectes, sur les plantes… On ne pouvait rien laisser au hasard.


Auto-desctruction, 1970
Photocopie du dessin original au crayon
de couleur sur papier vélin, 21,5 x 28 cm
Réalisée pour la Société pour vaincre la pollution (SVP)
Atelier Frédéric Back. Inv. 30000
Photo : © Atelier Frédéric Back Inc.

UN FILM DOIT CRÉER UNE MOTIVATION. IL EST IMPORTANT QUE LES
SPECTATEURS PRENNENT CONSCIENCE DU RÔLE QU’ILS ONT À JOUER.

L’ATTRACTION POUR LE CINÉMA

– La production de dessins vous amène à expérimenter et à faire bouger vos illustrations. En 1968, vous vous joignez à l’équipe du studio d’animation de Radio-Canada créé par Hubert Tison.

J’aurais bien pu bien faire des films d’animation sur la musique, sur la poésie. Mais je trouvais qu’il y avait tellement de problèmes avec l’environnement, j’ai préféré faire des films pour éveiller les gens face à l’industrialisation sauvage, à la pollution et la destruction des trésors naturels, des animaux.


Le fleuve aux grandes eaux –
Tortue luth,
1993
Crayon de couleur et vernis sur acétates dépolies montées
en séquence, et pastel sur papier vélin, 29,1 x 106,6 cm
Atelier Frédéric Back
Photo : MBAM, Christine Guest, 2009

– Très vite, la question s’est posée à vous: comment transmettre en animation ces préoccupations ?

Les films trop pessimistes peuvent toucher les gens, ou pas du tout, mais ceux-ci ne feront rien. Un film doit créer une motivation. Il est important qu’il y ait des suites, que les spectateurs prennent conscience du rôle qu’ils ont à jouer. On ne peut pas seulement profiter de ce qui existe. Il faut contribuer à ce que cela persiste, se renouvelle et s’embellisse.

– Quel est le point de départ de L’homme qui plantait des arbres (1987) ?

J’étais membre fondateur de la Société pour Vaincre la Pollution durant les années 1968-1969. Le recyclage, la protection des lacs et des rivières nous hantaient. La plantation d’arbres justement, c’était quelque chose à la portée de tout le monde. Nous nous sommes mis à planter des arbres le long des rivières dans le but de contrer les mauvaises habitudes, les pratiques douteuses. On coupait alors les arbres le long des rives pour mieux voir l’eau. Des tonnes de polluants étaient déversées directement dans les lacs et les rivières. Nous mettions de l’avant l’idée des usines de filtration, la protection de l’eau. C’est loin d’être fini. L’eau qui sort de l’usine de traitement de Montréal n’a rien de propre.

– On le voit aussi dans Crac (1981) qui vous vaut un premier Oscar et je ne sais combien de prix. La protection de l’environnement ne concerne pas uniquement les espaces bleus ou verts et les zones naturelles mais aussi les villes. Dans ce film, les notions de qualité de vie et de culture s’allient et se confondent.

Crac est un film sur les valeurs que l’on est entrain d’oublier. C’est aussi un hommage à ces peintres d’autrefois, à ces peintres figuratifs grâce auxquels on peut aujourd’hui imaginer la vie d’alors. Le film est aussi un prétexte à l’humour, à la joie de vivre et une façon de faire intervenir la musique traditionnelle. Le plus beau moment de Crac c’est le moment où la musique de Normand Roger démarre. L’image aussitôt se transforme. Dans un film d’animation, non seulement la musique mais la sonorité jouent un rôle énorme.

– Il y a aussi dans L’homme qui plantait des arbres la puissance d’évocation que confère la voix d’un grand comédien comme Philippe Noiret ; il lit le récit de Giono. On est porté par sa voix.

Dans L’homme qui plantait des arbres, je voulais montrer au départ le dénuement et même le dénuement au niveau des couleurs. Il n’y a que deux ou trois couleurs au début. À la fin, bien sûr, c’est multicolore. Je voulais aussi qu’il y ait une confrontation entre l’intérêt de l’oeil et l’intérêt de l’oreille. Comme le texte de Giono est très beau, le danger était que les dessins prennent toute la place et accaparent trop le spectateur. Il fallait mettre en avant le récit. Ici la recherche du bonheur s’accompagne du don et du travail, de tout ce qui est fait gratuitement parce qu’on sait que c’est bénéfique. Nous sommes à l’inverse de ce qui se passe dans la réalité où les gens détruisent des merveilles par rapacité. Les mers sont en train de se vider. On ne donne aucune chance aux espèces de se renouveler.

JOINDRE LE GESTE À L’IMAGE
– Vous croyez que l’on peut changer quelque chose avec l’art ? Vous croyez aussi que l’on peut réagir en tant que simple citoyen.

Tout va ensemble. Avec ma femme, on a planté sur notre terrain plus de cent mille arbres. J’en ai planté moi-même 30 000. Il faut mettre en pratique ce que l’on pense, ce que l’on aime et vivre ce que l’on prêche. Je n’ai pas fait tout cela pour faire semblant.

– Vous avez créé une pièce « coup de gueule » spécifiquement pour l’exposition. L’horreur boréale est un grand paysage en relief qui montre la déforestation excessive.

C’est quelque chose que j’ai vu de l’avion entre Vancouver et Montréal. Durant plus de deux heures, il n’y avait pas de nuages. Au sol, on ne pouvait voir que cette forêt coupée à ras. Sur des millions de kilomètres carrés, tout a été massacré.


Cette oeuvre, spécialement créée pour la présente exposition, a pour but d’inciter les gens à dénoncer les abus des compagnies forestières à travers le monde. Elle représente la forêt boréale telle que l’a vue Frédéric Back en 1998 lors d’un vol de Vancouver à Montréal. Cette vision cauchemardesque le hante depuis. Aujourd’hui, il est possible d’agir ! Il suffit de s’inscrire au groupe La Société de l’homme qui plantait des arbres sur Facebook.

L’horreur boréale, 2009
Acrylique, crayon de couleur,
pastel et crayon feutre sur contreplaqué
Collection particulière
Atelier Frédéric Back. Inv. 30109
Photo : © Atelier Frédéric Back Inc.

 

« D ’est en ouest, du sud au nord, la forêt boréale du Canada a été coupée à blanc sur des millions de kilomètres carrés !

Il ne subsiste que des franges d’arbres autour des lacs… à perte de vue la terre est à nu, marquée par les traces des engins à chenilles, brûlée par le soleil, érodée par le vent ou par la glace…La rapacité de nos gouvernements, des industries, des ingénieurs forestiers et d’homm es prêts à tout !

Ils ont arraché la fourrure végétale protectrice, peuplée de vie, qui tempérait les climats et alimentait les Grands Lacs et le fleuve Saint-Laurent en eaux nourricières depuis des siècles ! C’est un crime contre la vie et contre les générations à venir ! »

« L es destructeurs des forêts sont les pires ennemis du bien public ! »
– Cicéron (106 av. J.-C.)

 

 

NOTES BIOGRAPHIQUES

1924 Naissance à Saint-Arnuald près de Sarrebrück
1937 Installation à Paris
1938 Inscription à l’École Estienne à Paris
1939 Installation à Rennes et inscription aux beaux-arts de Rennes
1948 Installation à Montréal : Frédéric Back enseigne le dessin et la couleur à l’École du Meuble et l’illustration à l’École des beaux-arts
1952 Engagement par Radio-Canada comme illustrateur et créateur de décors, de maquettes d’effets visuels
1957 Création de la verrière de la station de métro Place-des-Arts intitulée Histoire de la musique
1968 Fait partie de l’équipe du studio d’animation de la Société Radio-Canada
1970 Réalisation de son premier film d’animation intitulé Abracadabra
1971 Réalisation d’Iron ou la Conquête du feu
1973 Réalisation de la Création des oiseaux
1974 Réalisation d’Illuson
1997 Réalisation de Taratata
1978 Réalisation de Tout Rien
1982 Réalisation de Crac primé par un Oscar
1988 Réalisation de L’homme qui plantait des arbres primé par un Oscar
1993 Réalisation de Fleuve pour grandes eaux nommé pour un Oscar
2008 Exposition Frederick Back : A life’s Drawings Lynwood Dunn Theater de l’Academy of Motion pictures Arts and Sciences de Los Angeles

Frédéric Back est membre fondateur de la Société pour Vaincre la Pollution, de la Société québécoise pour la défense des animaux et du Biodôme de Montréal. Il est membre de l’Association des artistes pour la paix, d’Amnistie internationale et du World Wild Life Fund.


FRÉDÉRIC BACK,
UNE NATURE TÉMOIN

Commissaire : Richard Gagnier, chef du service de la restauration du Musée des beaux-arts de Montréal

2 carnets de dessins, 54 dessins originaux, 19 montages /séquences d’acétates originaux des films L’homme qui plantait des arbres et du Fleuve aux grandes eaux.

L’exposition est réalisée grâce à la collaboration de Frédéric Back, de l’Atelier Frédéric Back, de la Cinémathèque québécoise et de la Société Radio-Canada.


Pavillon Michal et Renata Hornstein
1379, rue Sherbrooke Ouest
mbam.ca
Du 18 juin au 27 septembre 2009
Entrée libre

 

 

N° 215, été 2009

© 2009 Vie des Arts